dimanche 29 mai 2011

Une page par jour (c'est dur)

Maiiiiis comment il a fait, Aki ?

Ptain, c'est grave la zèrmi pour mon opération personnelle d'auto-motivation à faire l'écrivain. 1er jour : objectif tenu. 2ème jour : objectif tenu. 3ème jour : euuuuuh... pas l'temps crevé tête dans l'cul pas d'inspi. 4ème jour : weuuuuuhlà, mais j'serai déjà content si j'arrive à écrire 2 lignes !

Aujourd'hui, 5ème jour : pwwwoo pwooop pop pop pop ! 1 heure de réservée pour écrire, et j'ai surtout complété la "bible" de mon bouquin n°2, histoire de me faire la main sur yWriter. Un bon outil au demeurant, mais faut quand même s'y mettre.

Bilan après le départ de la course : c'est un challenge possible, mais c'est une vraie discipline que je dois m'imposer pour arriver à tenir le choc. Quoi de plus dur que d'écrire un jour où on n'a rien à dire, et où il faut quand même écrire, et pas seulement écrire des lignes mais écrire quelque chose qui vaille d'être lu !

Maaaiiis bon. J'avais dit que je tiendrai le challenge en publiant chaque semaine le résultat de mes gribouillages. Le prochain post sera donc taggé "No friend band", et ceux que cela intéresse de lire un roman en construction, et qui ne sera peut-être jamais fini si l'expérience tourne court, pourront donc suivre sa fabrication de cette manière, avec les premières scènes directement issues de mon cerveau dérangé. Ce qui sera publié, de même que ce que je balancerai sur "Nitta" (la suite de RMA), ne sera très probablement pas mis en forme à l'identique quand les bouquins seront finalisés, toutefois je pense que la trame générale sera celle que vous pourrez lire.

Et si ça foire, ou si je change tout, bah tant pis, je republierai tout comme un goret, pis voilà, z'aurez plus qu'à tout vous farcir ! Aaaarh, qu'il est bon d'être cruel envers ses lecteurs...

--G4rF--

PS : je commence à manquer de vocabulaire pour remercier Marie-Morgane de ses bons conseils en matière d'outillage pour écrivain. Je vais donc faire simple : merci.

jeudi 26 mai 2011

Barbeuk, Australie, Fête de la musique

Yo ! A tous les amigos qui m'ont lu lundi et qui n'ont pas reçu l'invit' pour la Barbeuk Zone, c'est "normal" : j'l'ai pô envoyée.

Je viens en effet d'apprendre que l'ami DenisFX, longuement exilé en Australie pour cause de "j'y bosse et j'aime bien" revient faire un tour à Paris et se rend disponible ce même jour... Donc, ça coince pour manger de la viandaille grillée ce jour-là, vu que le pépère n'est pas sur le plancher des vaches aussi souvent qu'on le souhaiterait.

Le barbeuk est donc re-re-reporté, a priori au 19 Juin, ce qui serait bien cool.

Parlons musique : j'ai enfin trouvé un commerçant assez sympa pour bien vouloir nous prêter du jus le temps de donner notre concert du 21 Juin prochain. Je le rappelle, la Fête de la Musique c'est un mardi que ça a lieu, nous serons sis au 170 boulevard Saint Germain devant la vitrine de Hugo Boss, et nous jouerons en électrique si La Croissanterie veut toujours bien de nous, ou en acoustique si y'a une coupure de jus.

Je vais faire une jolie affiche dès que j'aurai le temps de sortir la tête de l'eau... en ce moment, c'est pas facile.

Bon, je vous laisse, j'ai des pages à écrire... le challenge continue, jour 3 sur 365, je tiens (vaguement) la route !

--G4rF--

lundi 23 mai 2011

Moi et Eddie Izzard, moi et l'écriture

A l'occasion de mon trente-cinquième anniversaire le 13 Mai dernier, M'dame G4rF a rebondi sur mon insistance à dire que Eddie Izzard, il est drôlement chouette comme comédien et vu qu'il fait un spectacle à Paris, et en français, ce serait rien cool d'y aller s'esbaudir.

Après des tergiversations réservationnesques auxquelles je mis un terme en allant directement réserver sur le site du théâtre plutôt qu'un billetiste merdique et vaguement promotionnel, nous voilà rendus ce vendredi 20 au Théâtre de Dix Heures, à un jet de pierre du métro Pigalle (M°12 / M°2).

Hé bien, qu'il me soit permis de le dire : Eddie Izzard, en français dans le texte, hé ben c'est d'la balle. Voilà. Je ne suis pas un abonné des théâtres, et le principe du spectacle monologuesque seul en scène et debout (stand up comme disent les gens normaux) ne m'est pas familier autrement que par le biais des innombrables vidéos qu'on trouve sur ce genre de truc. Ouais, Eddie Izzard, c'était drôlement chouette. Dommage que, malgré la brièveté du spectacle, elle ait réussi à trouver le moyen de pioncer. Schboum sur mon épaule, alors même que Eddie nous expliquait comment, selon lui, le velociraptor est le moins con des dinosaures et qu'il imaginait un contrôle routier avec le flic qui demande ses papiers au velociraptor assis au volant, et le raptor qui dit "euhhhrhhhrrrrkkeuurrhhhh... mangé". :-)

Eddie Izzard, il s'appelle. Ouais, je fais grave de la pub, mais c'est un mec vraiment très fort, et je suis très client de son style de délire, comme vous avez pu le constater il y a quelque temps.

Mais bon, en dehors de boire des coups avé les copaings et sortir au théâtre, je fais d'autres trucs aussi. Déjà, j'enverrai ce soir une invit' pour la Barbeuk Zone prévue dimanche 12 Juin prochain. Et pis aussi, j'ai réfléchi intensément à la manière de me sortir de mon impasse écrivesque actuelle.

Et comme en vieillissant, on peut essayer de devenir moins égocentrique et plus malin, je me suis dit : "comment pourrais-je faire, vu le peu de temps libre dont je dispose, pour écrire et arriver enfin à finir mes livres en chantier" ? Et là, j'ai pensé à Aki, et à sa série des 365 humains, et je pense avoir trouvé une manière de me sortir du bourbier en calquant ma méthode sur la sienne.

Voilà donc ce que je vous propose, les copains. Pendant un an, je vais m'efforcer d'écrire une page par jour. Soit de la suite de RMA, soit de "No friend band", mon deuxième projet en cours. A la fin de chaque semaine, je corrigerai mes copies, les mettrai ensemble et en forme, et je les publierai sur ce blog. J'espère que ça va me mettre le coup de pied au Q nécessaire pour arriver enfin à accoucher d'un opus ou deux, et surtout que ça va mettre ma tête en mode "écrivain" une bonne fois pour toutes. Parce qu'en ce moment, je suis prolifique en paroles de chanson, en poésies de transport en commun, mais pour ce qui est de raconter des histoires dans la durée et le style, QUE DALLE. Et ça m'insupporte.

L'opération Une page par jour commence donc demain. Rendez-vous avec moi dans un an, j'espère pouvoir me regarder en face en ayant relevé le défi.

--G4rF--

jeudi 28 avril 2011

Guess who's back

Fastoche. Y'a que moi qui ait le droit d'écrire ici, alors "devine qui est de retour", bah c'est pas le mystère du siècle.

Comme tu le constateras, ami lecteur, mon retour de congés (immédiatement suivi d'une intéressante formation à la négociation) n'est pas suivi du retour de la totalité de mes facultés intellectuelles. Déjà que je parle (comme presque toujours) dans le noir, en plus je fais dans la reprise de monologue vasouillarde, bien peu adroite, disons-le, et en plus je n'ai pas lâché un mot ni la moindre petite photo sur mon super séjour en Bretagne youkaïdi où j'ai baffré youkaïda tout en savourant, sans la moindre espèce de remords, une pleine semaine sans avoir à gérer la marmaille.

Père indigne, diras-tu, amie lectrice, et je ne pourrai alors que te répondre : "bah t'as qu'à assurer une seule nuit avec la petite dernière et tu comprendras la laïfe, cocotte". Car en plus d'être indigne, j'utilise des qualificatifs réducteurs et misogynes, un mot qui m'a toujours laissé perplexe car pour une raison que j'ignore j'ai toujours envie de mettre le "y" d'abord et le "i" après. Va comprendre.

Retour au feu, retour au taff, qui ne m'a pas déçu car à peine avais-je posé mon séant sur mon siège que :

  • ma chef se pointe "salut c'était bien les vacances bon y'a 2 points dont il faut à tout prix s'occuper c'est gnagnagni et gnagnagna"... Hum. Ravi de te revoir ? Si ça se passe comme ça, c'est pas sûr...
  • mon PC, au didisque dudur gavé de fichiers jusqu'à la gueule, me balance un super BSOD alors que je fais de la place en dégageant de vieilles applis inutiles et hyper voraces en espace
  • je m'aperçois que mon boulot me fait chier, que ça devient chronique, et que chaque fois que je change de job je m'emmerde de plus en vite, ce qui m'amène à conclure qu'il est urgent pour moi, à l'approche de mes 35 piges, de déterminer avec précision et clarté un plan d'action pour changer non plus de poste, mais de métier. Ou alors, apprendre à être patient. Ce qui n'est pas gagné.

Du coup, j'ai eu tout de suite envie de noyer mon amertume dans le chouchen et sous des litres de pâte à tartiner au caramel au beurre salé. Mais vu mon état actuel et l'air sinistre et grimaçant de la balance lorsque je lui ai infligé l'étendue de ma personne à mon retour de villégiature, il s'avère que cette option doit être écartée. Si je prends encore du bide, je vais finir par atteindre une masse critique et engloutir l'univers dans un trou noir.

Et c'est ainsi, amis et amies de passage sur cette page, que j'ai décidé une fois de plus, pour recycler cette brume malsaine de mon esprit en quelque chose de moins nocif, de revenir faire mon intéressant sur cet espace logorrhéique irrémédiablement condamné à subir mes postillons et mes fôtes de frappe. Et ça, mes p'tits cocos et cocottes, c'est du non-négociable : j'y suis, j'y digresse. Yeah.

Par ailleurs, j'ai été publié pour la 2ème fois (ouaiiis !) mais pas pour un bouquin (ooooooh...) mais pour un poème (ouaiiiis !) recyclé de ce blog pour le concours Paris Poésie 6ème édition (oooooh...), un concours ouvert aux seuls agents de la Ville. Et maintenant mon petit haïku tout gentil étale sa fugacité volontaire sur un mignon petit livre qui fera très bien à côté des rouleaux de PQ dans les lieux d'aisance de mon chez-ouam. "On se la pète graaaave, graaaave, graaaave !" me soufflent les Wriggles, par l'entremise des DahuS. "C'est pas faux" rétorque-je.

--G4rF--

vendredi 15 avril 2011

Poème aussi

Encore écrit dans un train de banlieue, et terminé le 15/04/2011 avec la tête coincée là où le soleil ne brille que rarement (comprendre : seulement les jours de visite chez le proctologue).

Imaginaire

Voilà mon territoire, mon empire éternel
Aux longues landes vertes où pleuvent les étincelles
Un précieux exutoire où toute vie est belle
J'en tiens la porte ouverte, puisses-tu le découvrir

Il n'y est nulle frontière qu'on ne puisse repousser
Et si la terre est riche, elle n'est pas menacée
Aucune avarice ne peut s'en emparer
C'est un lieu qui sait ce que "libre" veut dire

Des furies audacieuses en déchirent le ciel
Ses vallées furent creusées par des griffes immortelles
Prodiges et merveilles s'y rencontrent pêle-mêle
Et le temps y abonde pour s'y perdre à loisir

Des mécaniques étranges, des sortilèges crus
S'y amusent des lois et font blêmir les nues
Leur terrible spectacle jamais ne m'a déçu,
Sans cesse renouvelé pour mon plus grand plaisir

Voilà mon territoire, mon empire éternel
Empli de songes bruissant comme autant d'hirondelles
Chimères erratiques s'égaillant à tire d'aile
Des objets de l'esprit venus là pour grandir.

--G4rF--

mercredi 6 avril 2011

Poème

Ecrit dans un train de banlieue le matin du mercredi 23 Mars.

Blanche
Lorsque ma page est blanche
Je me sens triste et froid
Figé d'une stupeur, d'un indicible effroi

Lorsque ma page est blanche
Je suis désorienté
Les mots sont là, derrière, par lequel commencer ?

Lorsque ma page est blanche
J'ai peur de la noircir
De bribes qu'aussitôt j'aurai le souhait d'occir

Lorsque ma page est blanche
Il me semble écrire plat
Sans épaisseur ni sens, des strophes volant bas

Lorsque ma page est blanche
Elle est si effrayante
Je veux la conquérir, je veux gravir cette pente

Lorsque ma page est blanche
J'y suis comme aspiré
Elle reproche mon absence, elle voudrait m'enchaîner

Lorsque ma page est blanche
Le déclic survient
Souvent longtemps après le tout premier quatrain

Lorsque ma page est blanche
Elle le reste parfois
Et l'encre délaissée vient pleurer sur mes doigts

--G4rF--

mercredi 23 mars 2011

Un peu d'Histoire (et sa résonance contemporaine)

Je viens de finir de lire "Eichmann à Jérusalem", d'Hannah Arendt, gentiment prêté par ma collègue Catherine.

C'est elle aussi qui m'avait passé le bouquin de Jean-Claude Michéa, "L'empire du moindre mal", que j'avais promis de chroniquer (sans tenir ma promesse, une fois de plus, mais je finirai par le faire un jour parce qu'il y en a, des choses à dire sur ce très bon bouquin).

Pour vous faire un topo très court, c'est un livre à lire en le replaçant dans le contexte de sa sortie. On est en 1963, un peu moins de vingt ans après la fin de la IIème, et un an après l'exécution d'Eichmann. C'est un livre extrêmement polémique, par la controverse qu'il a suscité en décrivant l'accusé beaucoup plus comme un rat de bibliothèque falot, amoureux du travail bien fait et obsédé par son avancement et ses signes extérieurs de réussite sociale, que comme un monstre sanguinaire prêt à massacrer ses victimes à la main s'il venait à manquer d'outils.

C'est un livre qui a un mérite, à mon sens, celui de poser à plat les critères moraux et juridiques sur lesquels juger un crime de guerre et un crime contre l'humanité, sur l'inévitable poids des circonstances et de la volonté politique évidente de Ben Gourion d'appuyer à fond sur l'axe de l'accusation. Ça permet de se faire une idée du principe amenant à créer un tribunal international. Ça permet de se faire une idée de la difficulté à rendre la justice quand on est du côté des victimes et qu'on juge l'un de ses bourreaux, bien qu'il n'ait techniquement sur les mains que du sang qu'il n'a pas lui-même versé.

Ca permet aussi de voir, préfigurant le Rwanda, la Bosnie, et toutes les autres "purges" ethniques intervenues depuis, de quelle manière une société entière peut devenir partie prenante d'une mécanique de destruction déshumanisée au point que le respect de la loi nationale prend le pas sur le respect de la vie d'autrui (qui transcende toute loi). L'expression "banalité du mal", la banalisation des actes jusqu'à noyer toute trace de leur obscénité primitive sous la masse des formulaires, actes administratifs, "éléments de langage" et autres faux-nez, voilà qui résonne en une sinistre harmonie avec notre époque, avec les pratiques de notre pays où on entend des voix proposer de "remettre des émigrants dans leur bateau", où l'on met en place des "centres de rétention administrative"...

Lisez-moi ce bouquin. Moi, j'y vois un argumentaire très convaincant pour inciter à prendre du recul sur les conséquences de nos actes, surtout ceux que l'on fait en appliquant des consignes et des lois. Encore un truc pour vivre moins cons !

--G4rF--

mardi 22 mars 2011

Echelle ouverte

Lien fourni par le blog de Zelium, dont je vous recommande l'achat et la lecture : plein de dessinateurs, peintres et artistes contribuent à un blog, Tsunami, avec leurs créations en relation avec les événements récents au Japon. L'objectif est de trouver des fonds par une vente aux enchères des œuvres, ainsi que par la réalisation d'un ouvrage collectif (voir leur page Le projet).

Y'a du poignant, y'a du léger, y'a de cet humour décalé si particulier qui fait prendre du recul en pleine catastrophe... On peut objecter avec une certaine amertume qu'il est plus facile de mobiliser l'occident et les fous fanatiques adorateurs de Tezuka et Miyazaki pour manifester des condoléances adressées au peuple japonais, tel qu'on se l'imagine ici, plutôt que pour peindre avec ses tripes sa solidarité de coeur avec les Haïtiens, les Indonésiens, et je ne parle ici que de récentes victimes de la violence terrestre et pas des victimes de la violence humaine, genre insurgés de Benghazi, ou ceux qui se prennent sur la gueule du plomb durci et qu'on claquemure chez eux façon ghetto de Varsovie, ce qui ne manque pas de sel quand ça se passe à un jet de pierre d'Israël où vivent les descendants de la diaspora juive persécutée il y a 70 ans sous l'effet d'une réthorique d'Etat semblable et également nauséabonde.

Mais il est plus facile, en tout cas c'est ma conviction personnelle, il est plus facile de parvenir à élargir un courant d'empathie spontanée envers une population déterminée de façon à y englober petit à petit d'autres malheureux un peu moins immédiats, dans un cercle vertueux, que d'exiger de tout geste d'amitié spontané qu'il soit global et universaliste ou bien qu'il ne soit pas. Je vous invite donc à faire un tour sur le blog du Tsunami.

Et dans la plus pure tradition satyrique, voilà ce que Zelium a publié dans le même sujet... article d'Etienne Liebig, dessin de Quibe. <sourire crispé>

--G4rF--

jeudi 17 mars 2011

Les peutris, ça rend veugra

Grâce en soit rendue à l'ami Kéquo, que je n'ai pas revu depuis environ 3000 siècles, je continue de temps à temps à m'en payer une bonne tranche avec ce morceau de 13 minutes des fameux Ludwig Van 88 :



Savoureux, isn't it ? Kéquo rulez, c'est moi qui vous le dit !

--G4rF--

Haïku instantané

Ouverture
Du bleu dans le gris
Soudain le jour apparaît
Printemps espéré

--G4rF--