mardi 9 janvier 2007

Haïku instantané

Fond sonore : Da Silva - L'indécision

       Frémissement doux 
       De l'aigrette folâtrant
       Sur ta joue sucrée
 

-G4rF-

[>o<]

Fond sonore : Lily Allen - LDN

       Juste un p'tit mot en passant : toujours en vie, la tête sous l'eau, bientôt obligé de baisser encore le prix de vente de la péniche tellement c'est la merdasse et il faut la vendre, pas le choix.
              Rendez-vous ce midi avec mon copain Seo, faut ranger l'appart, quelques bouquins écoulés, et dans le merdier global qui semble prédominer en ce début 2007 (rien d'inaffrontable, c'est juste que c'est dur de garder son sang-froid dans tant de bazar), je vous recommande de cliquer sur le lien du fond sonore du jour. Agréable et sans illusion. Contient du bien. Comme la prochaine fournée des HaggiS, qui, je n'ai pas peur de le dire, va tabasser sa race de sa mère de la mort de sa vie des fesses. Enfin un truc dans ce goût-là.
       A partir de maintenant, je mettrai systématiquement le lien vers le morceau sur Radio-Blog, ça vous permettra d'être plus facilement dans l'ambiance.
              Le proverbe instantané du jour : si tu ne desserres jamais les dents, ne sois pas étonné qu'on te trouve l'air méchant.

-G4rF

mardi 2 janvier 2007

2006 a trépassé...

Fond sonore : Stretch - Why did you do it

       2006 est mort. Tant mieux. A l'opposé du mouvement FONACON, moi je n'ai qu'une chose à dire : 2006, c'était naze.

       Bon, c'est pas vrai. C'était pas naze. Plein de choses super se sont produites en 2006 :
              - d'abord, ma fille est née. Un 28 Janvier, ce qui dénote un goût certain pour les cadeaux puisqu'elle a attendu un bon mois après Noël pour faire son entrée, ce qui nous condamne dans le futur à la gâter 2 fois d'affilée, plutôt que de grouper les événements et tailler dans le budget en douce. Sournoise comme son père... c'est bien, ma fille ;
              - ensuite, contre vents et marée j'ai publié mon premier
bouquin. Yeeehaaa !
              - le groupe
HaggiS est encore de ce monde. On compose enfin, et c'est d'la balle ;
              - j'ai changé de taff, et faut avouer que diviser son temps de transport quotidien par 3, ça vous a un je-ne-sais-quoi de libérateur. J'en profite cependant pour faire coucou à tous les anciens collègues de CSC : c'est pas parce que j'ai subi les aléas de projets aléatoirement maîtrisés que je vais mettre dans le même panier ceux qui m'ont foutu dans la merde et ceux qui s'y sont retrouvés avec moi ;
              - je me suis débarrassé de mes véhicules superflus, à l'exception notoire de mon bateau qui est encore en vente à ce jour ;
              - à l'exception d'un ampli de puissance et d'enceintes P.A. (ça signifie Public Address, pour ceux qui tombent là dessus dans leurs manuels d'utilisation de matos et qui savent pô ce que c'est parce que personne ne l'écrit jamais), j'ai tout ce qu'il faut pour sonoriser un concert de taille moyenne maintenant ;
              - je ne désespère pas d'arriver un jour à boucler un deuxième tome de mes écritures ;
              - j'arrive à lire Charlie Hebdo et le Canard Enchaîné régulièrement ;
              - je suis meilleur cuisinier que l'an passé ;
              - la carrière anglaise de l'ami DeniZ prend un tour de plus en plus favorable, ça fait plaisir de voir quelqu'un prendre son pied dans son taff et développer ses capacités comme ça. ILM, WETA, à la fin il aura ses séquences à lui dans les bonus des DVD et ça, ben ça fait plaisir. Copain !

       Bon, foin d'angélisme, il faut bien le reconnaître, 2006 a aussi été une année pas mal foireuse :
              - le passage de mon blog sur Google est chaotique et j'ai un mal de chien à en assurer une présentation correcte ;
              - ma femme persiste à refuser de devenir ma femme, sous le vague prétexte que le mariage l'emmerde. Le problème, c'est que si un jour elle finit par accepter, je vais trouver ça suspect ;
              - malgré sa filiation exceptionnelle et une qualité génétique comme on n'en fait plus, ma fille trouve toujours du plaisir à éternuer pendant qu'on lui donne ses cuillerées de purée ;
              - quel que soit le ressort dont j'ai usé, je me suis avéré totalement incapable de parvenir à décrasser les gonds rouillés de la portion de la Grande Machine Administrative Française responsable des voies d'eau pour la convaincre de procéder à la délivrance d'un pauvre bout de papier qui dit que j'ai le droit de payer pour parquer mon bateau là où il se trouve. Les VNF sont nulles, je n'ai pas peur de le dire, dans la mesure où ils sont dans l'incapacité totale de voir la croissance d'intérêt entre un quai en béton tout pourri tout pas beau et tout vide, et le même quai avec des jolis bateaux où des gens habitent, toute considération faite sur la sécurité des lieux, l'espace de navigation nécessaire pour les bateaux de commerce, le marnage, les lâchers d'eau et tout le bordel.
              On n'habite pas en péniche pour faire chier le monde, mais juste parce que c'est chouette. Et on est prêt à payer pour y habiter. Eh ben même ça, ça les dépasse. Les responsables de cette administration méritent tous une bonne baffe en travers de la gueule pour les sortir des jardinières où ils prennent racine dans un conformisme douillet et un conservatisme bien pratique qui leur évite la honte, une fois de temps en temps, de passer dans "Capital" et de montrer à quel point ces déplorables chevaliers des eaux sont maladroits quand il s'agit simplement de descendre une échelle de coupé et grimper sur un bateau pour aller jouer à la police, ce qui par ailleurs constitue un contresens légal dans la mesure où seule la police nationale et la gendarmerie ont délégation de l'état pour verbaliser : les règlements fluviaux s'appellent des règlements de police, et c'est pas pour rien (pour plus d'information sur la manière calamiteuse et autocratique dont les voies d'eau françaises sont gérées, allez voir
ici et ici).
              Imbéciles incapables de voir qu'ils scient avec toute la minutie du bureaucrate borné la branche sur laquelle ils sont assis. Pour toute la haine que vous m'avez inspiré pendant l'année 2006 et les 2 années qui ont précédé, je vous souhaite de vous trouver un jour dans la même situation merdique que moi pour comprendre à quel point c'est rageant d'avoir à affronter une absence de service public juste pour obtenir un papier qui m'oblige à vous payer tous les 3 mois une somme conséquente en échange d'une absence d'entretien des quais, d'une absence de service d'alerte performant en cas de crue ou d'accident, d'une absence de courtoisie et de disponibilité, d'une absence de contrepartie valable à mes efforts pour rendre mon coin de berge sympa.
              Je ne chie pas dans les bottes des petits fonctionnaires, là, moi j'en ai rien à foutre de leur taper dessus, leurs chefs le font déjà à plus ou moins bon escient. Par contre, à vous les décideurs partisans de ne rien décider, je vous assure de mon profond mépris et de ma rancune tenace, qui viendra joindre le flot acide de rancoeur écoeurée nourri par les soupirs épuisés de tous les pénichards d'un jour que votre inaction fige dans une stase déliquescente dans l'attente de l'improbable sauf-conduit sans lequel on en est réduit à la clandestinité forcée et à vivre dans la crainte des fameuses astreintes, tandis que sur tous les quais de l'Ile De France on peut voir pourrir les fruits de votre fainéantise en mille épaves sombrant doucement mais sûrement, que l'on ne peut plus amener au déchirage parce que vous contraignez toutes les stations de traitement des déchets du fleuve à la fermeture. Si on vous laissait faire, en quelques années tous les fleuves que vous gérez seraient des champs de ruine jonchés de morceaux d'épaves émergeant pendant l'étiage : le fleuve serait un immonde merdier, mais un merdier légal. Chouette.
              Si j'avais le droit de vous attaquer en justice pour inaction et délai de procédure excessive, je le ferai et je vous ferai bouffer les textes de loi régissant votre travail par les narines, minables escargots régurgiteurs de paperasse ;
              - je ne suis toujours pas un bon dessinateur ;
              - je n'ai pas trouvé plus de trois ou quatre occasions de sortir ma jolie guitare acoustique et de me faire la main dessus ;
              - j'ai dû, contraint et forcé par les circonstances, couper les ponts avec un proche. J'ai déjà eu l'occasion de parler de lui, et du désespoir dans lequel mon incapacité à l'aider à faire face à ses problèmes et à quitter définitivement la bouteille me plongeait. Malgré ses dires, malgré une attitude de façade encourageante, je sais de source sûre qu'il n'a toujours pas dit stop, et il est hors de question que je consacre plus d'énergie et de temps pour le voir me mentir et tenter de m'abuser avec une attitude qui ne me trompe plus depuis longtemps.
              Le parrain de ma fille doit être quelqu'un de droit, et c'est pas les occasions de le devenir qui ont manqué pour lui. Donc, fin des frais, fin des conneries, s'occuper de ce mec est devenu un boulot à plein temps, et c'est pas un informaticien qu'il lui faut mais un alcoologue. Du coup, c'est BleZzZ qui a pris le relais et qui est maintenant le parrain de ma gosse. Je sais pas pourquoi, mais j'ai bien plus confiance désormais.
              - j'aurais aimé passer des vacances d'été dans une ambiance moins prompte à susciter le malaise ;
              - j'aurais aimé me convaincre de faire du sport. C'est peut-être jouable pour 2007...
              - j'aurais aimé avoir du temps pour écrire plus ;
              - plus le temps passe et plus je découvre qu'en vieillissant mon aptitude à me souvenir de plein de choses s'étiole. J'ai 30 ans depuis le mois de mai, deo gratia j'ai encore quelques cheveux sur le caillou (ce qui à l'échelle de ma famille représente un exploit pour le genre masculin), et plus on me rappelle comment on avait bien rigolé tel jour avec telle personne dans tel endroit en faisant ci et ça, et plus je m'aperçois qu'à force de concentrer mon attention sur certains sujets en priorité (ma gosse, ma femme, ma famille, le monde, la politique, la musique, la lecture, l'humour) je zappe des moments qui comptent encore pour les autres quand je les ai oublié depuis longtemps. C'est pas facile à vivre. Ce n'est pas qu'il s'agisse de moments inoubliables (dans la mesure où je les oublie, y'aurait comme un contresens), mais si j'en arrive déjà à laisser de côté les instants importants, je me sens d'un coup bien plus faible que je ne pensais l'être. Et à défaut de me tuer sur l'instant, ça nuit à mon ego. Et pour ceux qui me connaissent intimement et qui savent le combat que je mène pour faire taire l'exubérance de mon moi au quotidien, le constat est ferme : ça revient couasiment au même.

       Enfin voilà, une année se barre, une autre arrive, avec son lot d'épreuves qui ne vous tuent pas mais vous rendent plus fort (s'il faut en croire Nietzche), qui vous font chier veugra en espérant gratter 3 sous à Euromillions pour se payer un restau et aller tremper les pieds dans de l'eau de mer au moins une fois cette année (s'il faut en croire moi).

       A vous qui me lisez, ami, parent, relation ou inconnu parfait, je vous souhaite une année 2007 aussi peu agressive et aussi personnellement enrichissante que possible. Je vous souhaite de faire plus de bien que de mal autour de vous. Je vous souhaite d'être debout plus souvent que couché. Je vous souhaite d'être raisonnablement cool, et modérément cinglé.
              Soyez humble et lumineux, et vous verrez, un jour, vous vous direz "j'ai vécu des jours moins cons à l'époque, et j'y étais pour quelque chose".

-G4rF-

mardi 19 décembre 2006

Poème express

 Fond sonore : Nine Inch Nails - Piggy 

              Va pas traîner
              Va pas jouer
              Ne va pas trop vite

              Faut regarder
              Faut protéger
              Ne va pas trop vite

              Faut éviter
              Tous les dangers
              Tu es si petite

              Et s'empêcher
              De t'imposer
              Mes peurs paniques

              Et toi tu es
              La légèreté
              Et tu vas si vite

              Faut accepter
              De voir pousser
              Sa fille unique.

-G4rF-

lundi 18 décembre 2006

Au fait...

Fond sonore : rien (pas le temps) 

       Pour ceux qui se demandent pourquoi ce blog est tout moche à lire maintenant, c'est que j'ai fait la bascule Blogger vers Google, que le charset utilisé est merdeux et mal reconnu, que je suis obligé de poster mes articles via mail au lieu d'utiliser l'IHM standard parce que le firewall de la Banque de France ne permet pas ce genre d'astuce. Bref, je bosse chez ParanoLand et c'est un peu lourdasse pour bloguer. Mais bon, never mind that, everything is still fucked up as planned. A partir de maintenant, je vais bloguer salement. C'est mieux que le silence.

-G4rF-

Histoire, philo, délires et béton armé

Fond sonore : Aqua - Barbie Girl

       En passant, je vous annonce que je suis actuellement en train de manger "Tant va la cruche...", futur nouveau membre de la collection "Polar" des éditions Manuscrit si mon ami François d'Orgon passe l'épreuve des 1000 relectures/réécritures et celle du comité de lecture. Précédemment, je me suis goinfré péniblement le "Villa vortex" de Dantec, que je ne relirai plus, c'est décidé, et "Le jardin du Bossu" de Franz Bartelt, qui lui mérite qu'on le lise et même qu'on le relise. Petit bouquin, grandes idées, un style nickel et un huis-clos formidable.
       J'en dirais pas autant de Dantec, qui m'a beaucoup déçu, car selon ma conviction le fait de vouloir développer ses propres opinions et étaler sa culture littéraire et sémantique à travers un bouquin ne devrait pas empêcher l'histoire de se dérouler. Or, à chaque nouveau livre qu'il sort, Dantec se lâche de plus en plus et au lieu de faire grandir et cultiver la trame de l'histoire qu'il raconte, il se perd tous les deux paragraphes en innombrables et assommantes pages de digression philosophique (au sens philo -aimer- et sophia -le savoir-) qui, en plus de laisser sur sa faim le type qui aime bien le style explosif de Dantec, dilue totalement le propos du roman : raconter une histoire.
       Bref, c'est plus du roman, c'est du monologue allumé, et si ç'avait été écrit sur la couverture, je l'aurais pas acheté. Parce que c'est chiant comme une conversation avec un camé. La sirène rouge, ok. Les racines du mal, excellent. Babylon babies, ok mais ça commence à déconner. J'ai zappé la série du Théatre des opérations, ça m'avait l'air pénible comme pas possible. Je suis revenu quand il a fini les essais et a sorti un roman, Villa vortex. Je n'y reviendrai sans doute plus.
       Pour revenir à mon ami François, sans être un fan absolu, j'aime bien le style et la truculence du propos. J'attends encore le bouquin de HaTcH pour alimenter la machine à dévorer des lettres, et j'attends encore une occasion de pouvoir prendre le temps nécessaire pour avancer sur mon tome 2.
       La vidéo de promo des HaggiS est presque prête, bientôt vous pourrez la voir ici même. Et ce sera bô. Oui m'dame ! Bô !
       A llez, je vous laisse, j'ai un max de taff et il me faut de la caféine.

-G4rF-

jeudi 30 novembre 2006

L'art du non-événement

Fond sonore : rien (pas le temps)

       Juste un petit mot rapide sur le non-événement de la semaine : Sarko est candidat.
       Hier soir à la télé, ce matin à la une des gratuits, et sans doute un bon paquet de blabla sur l'étonnement incroyable qui saisit tous ceux apprenant que le petit Nicolas aimerait bien devenir grand et va donc maintenant faire campagne
       Je me demande ce qu'il faisait ces derniers mois qu'il ne fera pas dans les mois qui viennent. Je veux dire, est-ce qu'il n'est pas en campagne depuis plus d'un an ? Est-ce que tous les petits péteux non investigants des services de presse à râtisser large ne sont pas en train de l'aider à faire sa campagne depuis qu'ils ont pris l'habitude de répondre aux invitations du ministère de l'Intérieur à venir voir les descentes de keuf dans les cités (200 bonshommes pour choper 4 gus, une vingtaine de gratte-papiers pour couvrir ça, des portes fracturées par erreur, des gens terrorisés parce qu'ils ont le malheur d'être les voisins de palier des vilains qu'on vient serrer, bref une belle chienlit comme seul un flic avec trop de pouvoir peut en créer) ?
       Bref, y a-t-il encore quelqu'un en France qui ignore que Sarko veut devenir calife à la place du calife ? Non. Alors qu'est-ce que ça veut dire, cet emballement de merde ? Hmm ? Est-ce qu'il reste encore dans ce pays une presse assez courageuse pour exprimer ses opinions et dire clairement que "non c'est pas une surprise", "non c'est pas un événement", "non on sait déjà depuis longtemps qu'il va candidater", "non on va pas couvrir un truc que tout le monde sait déjà".
       Le principe de la presse et du journalisme consiste à informer. Ca, c'est pas une info puisque tout le monde le sait déjà. On appelle donc ça un non-événement. Et tous les journaux radiocommandés par les grands patrons de groupes de presse qui s'étendent là-dessus comme un bousier sur son mets favori, ça me fout la gerbe.
              Comme dirait mon ami ToF, le vrai truc intéressant, là, c'est qu'en se déclarant officiellement, Sarko a poussé à la limite sa campagne officieuse, pour laquelle aucun décompte de frais n'est effectué et pour laquelle il ne sera pas remboursé s'il dépasse 5% de vote au 1er tour. De prime abord, ça peut avoir l'air con, mais ça veut dire que tout le pognon dépensé en conférences de presse place Beauvau, en voyages urgentissime d'un bout à l'autre de la France et des DOM-TOM histoire de dire "j'étais là, je suis attentif", et toute la campagne médiatique qui en découle, c'est pour le contribuable. Et les frais qu'il va engager maintenant au nom de l'UMP, si c'est remboursé, ce sera aussi dans la gueule du contribuable.
       Plus clairement exprimé, Sarko se fout de l'électorat et lui coûte du blé pour sa petite gloire personnelle, et continue à faire danser les journaleux comme un marionnettiste, tout heureux qu'ils sont de se faire avoir par la star des caméras. Si ce type est élu, que croyez-vous qu'il se passera plus tard ?
       Qu'il deviendra d'un coup l'ami des pauvres ? Qu'il mettra la main dans la misère hors du champ de vision des télé-poubelles ? Qu'il s'occupera de prévention au lieu d'attendre comme aujourd'hui que les choses pètent pour dire après sur 12 chaînes "je vous l'avais bien dit" ? Car enfin, quelle espèce de politique consiste à regarder brûler la grange et discourir ensuite, debout sur ses ruines fumantes, sur l'importance de condamner avec fermeté la pyromanie ?
       Il y a eu le poujadisme. Il y a eu le mitterrandisme. La chiraquie. Les raffarinades. Il n'y aura jamais de hollandisme. Mais le sarkozysme existe, il est déjà là, et il fait des dégâts. Votez.

-G4rF-

vendredi 24 novembre 2006

Late, late, fuckin' late

Fond sonore : rien (pas le temps)

       Savez-vous ce qu'est un hiatus ? C'est précisément ce qui vient de se passer sur ce blog : rien, nib, nada, que dalle depuis un mois et demi, quasiment deux. Alors qu'il s'en est passé, des choses, tu peux me croire mon ch'tit bonhomme. Tout ça sera raconté dès que j'aurai stabilisé la comète erratique qui trace la trajectoire de ma petite life à moi. D'ici une semaine ou deux, maxi, quoi.
       En attendant, keep up, et hurlez tous avec moi un bon gros merde à la civilisation des xylophages !

-G4rF-

jeudi 28 septembre 2006

Bilan et perspectives

Fond sonore : The Prodigy - Firestarter

       ... ou "Bienvenue dans le joyeux monde de la comptabilité".

       Ce fut une semaine de ouf. Ce fut un week-end bizarre. Et les mois qui viennent s'annoncent à l'avenant, bien que j'ai remplacé un problème par un autre. En attendant, à destination de tous les copains qui veulent savoir ce qui s'est passé effectivement ce week-end, voici l'agenda de dimanche à mardi.

       Dimanche matin. 5h00. Je sors du pieu, tiré du sommeil par la sonnerie de mon téléphone. Je me lève, je te bouscule, tu ne te réveilles pas, comme d'habitude. Dans le salon, ToF et sa douce pioncent tranquille. ToF se réveille. On fait le café et on se sappe dans l'obscurité pour pas réveiller les femmes et la gamine.
              5h30. Départ en bagnole pour Saint Germain en Laye. Deux bidons vides et une odeur de gasoil traînent dans la bagnole : il manque quelques litres pour être sûr d'avoir ce qu'il faut pour le voyage du bateau. Faudra faire le plein en arrivant.
              6h03. On passe le pont du Pecq, on attaque la montée de Saint Germain, à la bourre de quelques minutes sur l'heure du rendez-vous. Je téléphone au marinier. On se paume un peu. On poireaute 15 minutes sur place.
              6h30. Le marinier est retrouvé, on se plante de route une fois de plus pour partir, on finit par trouver le bon chemin. ToF, qui a déjà bien donnée vendredi et samedi, tente de se reposer un peu coincé à l'arrière du Kangoo.
              7h45. Arrivée à La Varenne-sur-Seine, pour remplir 40 litres de gasoil dans les jerrycans restant.
              8h10. Arrivée sur le chantier naval. On est dimanche, tôt le matin, y'a personne et c'est tant mieux : si je voyais le proprio, je lui pèterai la gueule avec joie. On s'active pour flanquer sur le bateau les jerrycans et tout le matos dont on a besoin pour faire le voyage.
              9h00. Ô joie ! Le moteur, qui n'a pas tourné depuis 3 ans, démarre au quart de tour ! Je ne regrette pas la quasi-brique que j'ai investi dans des batteries américaines pour faire démarrer le bousin. A titre indicatif, si un jour vous avez un démarreur comme le mien (Paris Rhône D15 E30), il vous faut 900 Ampère en pic pour le faire démarrer. Les batteries Odyssey 1700 s'en sortent fastoche. Même pas 3 secondes à tirer dessus ! Top facile ! Faut dire que le 1700, ça veut dire 1700 Ampères. Démarreur in the ass ! Héhé...
              9h30. Fin des manoeuvres, on quitte le quai. ToF s'en va sur le Kangoo pour revenir à Saint Denis. Que son nom soit béni sur 100 générations, voilà exactement ce qu'un ami peut faire pour en sortir un autre de la merde. Top cool. La cerise sur le gâteau, c'est que plein d'autres copains se sont proposés pour assumer son rôle de ce jour-là. J'ai plein d'amis. C'est grisant.
              10h30 : à l'orée d'une écluse, le marinier qui n'arrive décidément pas à gérer la gouverne hydraulique manque de couler mon bateau en l'éclatant contre un épi à l'entrée d'une écluse. J'ai beau lui dire qu'il ne faut pas se fier à l'indicateur du tableau de bord et arrêter de braquer le joystick comme un bourrin, il m'écoute pas. Je me vois déjà avec le moteur arraché de ses gonds et le bateau qui coule, qui coule, la honte, les emmerdes, les larmes, les couilles d'assurance. Plus de peur que de mal, mais à partir de maintenant le marinier je l'ai à l'oeil. S'il continue à faire le con avec le joy, c'est moi qui prend la barre, putain de merde !
              Jusqu'à 11h45 : c'est le pied. Je navigue à bord de mon bateau. J'en chie et je me crotte de partout pour balayer et flanquer à l'eau tous les résidus végétaux (et y'a du monde) accumulés à bord par des années de stagnation dans ce trou paumé de Chatenay-sur-Seine. A Chatenay-sur-Seine, la seule chose qui vaut le détour à mon sens, c'est les filles du Rolo-Bolo. Je ne les remercierai jamais assez d'exister, tellement leur présence, leur café, leur bouffe et leur amabilité m'a mis du baume en coeur dans mes jours de déprime. Si un jour je repasse par là, c'est clair, je leur rends visite. P'têt bien que je ferai péter les fleurs.
              11h45 : la putain de tuile. Contrairement à ce que j'avais lu sur les infos disponibles sur le site des VNF, les écluses ferment le dimanche midi ! En comptant le temps d'approche et d'amarrage, on se fait niquer à 4 minutes près, à l'orée du grand bief qui nous aurait permis de poursuivre notre voyage en mode super speed jusqu'à Suresnes ou Saint Denis. Merde ! Coincés comme des cons, moi et le marinier nous devisons moyennement joyeusement, en attendant désespérément que ça décoince enfin. A l'heure pile, nous sommes déjà à fond de train pour nous précipiter dans le bac de l'écluse.
              J'ai prévenu ma moitié par téléphone : contrairement à ce qui était prévu, on n'arrivera pas à faire tout le voyage en une seule fois. Dans le meilleur des cas, on pourra pousser jusqu'à Port-à-l'Anglais ce soir. Ablon normalement. Evry Petit Bourg si on n'a pas de pot. C'est moyennement la fête : tous les copains : auprès de qui j'avais sonné le rappel reçoivent mon SMS d'annulation. Schboum le forfait, mais avec tout ce que j'ai déjà dépensé, j'en ai plus rien à foutre.
              Milieu d'après-midi : un malheur n'arrive jamais seul, c'est tristement vrai. Alors que les copains du groupe se sont activés pour préparer malgré tout la passerelle et l'emplacement que nous visions sur l'Ile Saint Denis pour l'arrivée du bateau, patatras : la fête des marins d'eau douce qui devait se tenir deux semaines avant à lieu ce jour-là. Invité des pénichards, le maire de l'Ile Saint Denis passe un savon à ma moitié en disant qu'il ne faut pas débarquer comme ça, que l'emplacement est en fait déjà pris par un bateau parti en chantier naval, etc, etc. Copine en pleine déconfiture, les potes qui ont déjà débarqué le matos obligés, en plus de tout remballer, de gérer la énième crise qui nous tombe dessus, c'est la méga-teuf ce week-end : bien parti au départ, mal barré à l'arrivée. Au téléphone, à 60 km de là, j'assiste impuissant à la tuile supplémentaire qui vient de s'abattre sur mon crâne avant d'avoir fracassé celui de ma femme.
              Top ambiance. Si seulement ces couillons des VNF n'avaient pas perdu mon premier dossier et faisaient leur boulot en virant effectivement les bateaux poubelle, la question ne se poserait même pas : je serai déjà sur place, et je ne ferais chier personne. A partir de maintenant, c'est un coup de tension supplémentaire.
              Pendant que ça chie à l'Ile Saint Denis, j'essaie par téléphone et SMS interposé de remonter le moral de ma douce, tout en tanant le marinier pour qu'il monte dans les tours et qu'on aille le plus loin possible.
              18h30 : nous accostons à Corbeil-Essonnes. J'ai le moral dans les chaussettes, et peut-être même en dessous. On s'arrime à une péniche chargée de sable. Après un coup de fil compliqué à ToF, on trouve la gare du RER D, on se sépare avec le marinier. Rendez-vous le lendemain matin pour finir le voyage. C'est con, j'ai pris une vignette de navigation à la journée. Si on se fait serrer par les water-keufs demain, c'est pour ma gueule. Mais j'en ai plus rien à foutre, je veux qu'on arrive. Je réfléchis intensément aux solutions qui nous restent. Je laisse un message à mon chef au taff pour lui expliquer pourquoi il ne pourra pas compter sur moi le lendemain matin.
              19h00 : je suis dans le train, je réalise à quel point j'en ai marre que ma moitié s'effondre à cause de toutes ces putains de galère de péniche, et que ça ne peut pas durer comme ça. Changement de ligne de conduite : l'objectif maintenant, c'est de poursuivre le projet officiellement, et d'essayer de fourguer officieusement si rien ne marche. C'est un beau projet, cette péniche, c'est une grande idée et quelque chose qui vaut le coup de se battre, mais si ça doit me coûter la joie de vivre de ma femme, la péniche elle peut aller se faire mettre.

       Lundi matin. 6h00. Le réveil sonne, je me prépare, je traîne un peu les baskets. Je suis encore sale d'hier, je remets les mêmes fringues dégueu.
              7h11 : RER D à Saint-Denis, direction Corbeil-Essonnes. Je m'emmerde, je somnole. Je pense que si j'avais des relations, si j'avais des appuis haut placés, bref si j'étais un lèche-cul prétendumment ami avec des puissants plutôt qu'un type qui préfère avoir des vrais copains qui valent quelque chose, je n'aurai pas tous ces problèmes, mais je serai aussi très malheureux.
              8h02 : arrivée à Corbeil-Essonnes. Synchro avec le marinier, on part vers le bateau avec un super moral top délire youpi disco.
              8h30 : redémarrage dans la joie et l'absence totale d'allégresse. Il me reste pas mal de choses à gérer. Faut que je joigne le chantier naval pour les prévenir qu'on passe cet après-midi récupérer le groupe électrogène avant d'aller se garer. Faut trouver des gens pour ramener les écoires qu'on a bricolé avec ToF sur le site de stationnement n°2. Faut trouver une idée pour accrocher lesdites écoires, vu qu'on les a trifouillées pour qu'elles soient plantées en pleine terre, et que là on va devoir les planter sur du béton. Faut éviter la police.
              8h40 : manoeuvre de dégagement, on dépasse le bateau auquel on était amarré. Surprise surprise : il appartient à la famille ou à un ami de l'ancien proprio de mon bateau, qui est également l'enflure cosmique qui m'a arnaqué sur les travaux et m'a piégé dans son chantier de mes deux tentacules. Si j'avais un lance-roquettes... IDDAD ! IDKFQ ! BFG-9000 dans ta face, salopard !
              9h30 : mauvaise surprise qui revient. Une fois de plus, une galère à l'écluse. Non seulement les trois dernières écluses en amont de Paris sur la Seine fonctionnent à la vitesse d'un escargot asthmatique, mais en plus on est retardés à chaque arrivée par un convoi de 2 Freycinet qui nous oblige à chaque fois à poireauter 1/4 d'heure dans l'écluse avant qu'il pointe le bout de son nez pourri. Résultat : en vitesse moyenne, on va à peine plus vite que le courant.
              Le temps passe... on se goinfre chaque écluse à la vitesse d'une tortue agonisante, à cause de ce convoi de %$£µ !
              12h30 : ma moitié m'informe que sur l'impulsion salvatrice de l'ami Gwena, une bande de poilus sympatoches issus de sa boîte préférée vient trimer un peu pour trimballer à dos d'homme les écoires que nous avons bricolé avec ToF vendredi. Pendant ce temps, je machouille un sandwich en ruminant des pensées meurtrières. Ultérieurement, je bricole à l'arrache un système de fixation à base de pneu, de planche de bois, de fer à béton et de corde pour accrocher les écoires sur le bateau (ben oui, elles étaient prévues avec une extrêmité prête à être enfoncée en terre, et là on atterrit sur un quai en béton - du coup, le caoutchouc est mal placé).
              16h30 : après être passé autour de l'Ile Saint Denis et avoir constaté avec amertume qu'il y a 3 000 emplacements mariniers dont personne ne se sert jamais tout le long de l'île sur le grand bras, on s'arrête à hauteur d'un bateau tout pourri en train de moisir mollement, sur lequel on fauche un câble métallique niqué qui nous aidera à arrimer le bateau ultérieurement.
              17h00 : on s'arrête difficilement à hauteur du chantier naval où végète mollement mon groupe électrogène. Manque de bol, ils nous attendaient à 15h00 (merci le putain de convoi qui nous a retardé sa race) et donc, plus d'ouvrier, plus moyen de faire gruter la gégène à bord. Faudra se démerder ultérieurement...
              17h30 : on stationne enfin le bateau sur l'Ile Saint Denis. C'est le merdier. Le câble qu'on a récupéré est effiloché aux deux bouts : pas évident d'arriver à en tirer quoi que ce soit, faut bourriner à grand coup de marche avant pour serrer le noeud. Heureusement que Vaness et Gwena ont fait le déplacement. Mais bon, je peux pas tenir rigueur aux copains qui se sont déjà défoncés et rendus disponibles la veille de pas pouvoir revenir en chier une deuxième fois dès le lendemain, et un jour de semaine par dessus le marché... c'est éprouvant d'être mon copain, en fait ! :-)
              18h30 : fin de l'arrimage. Plein le dos, mal partout. J'ai niqué deux forêts à métal sur cette foutue écoire, et un disque de meuleuse (faut dire aussi que je l'avais serré comme un crétin). Gwena est manifestement malade, et je ne sais pas comment lui témoigner ma reconnaissance.

       Voilà. Il me reste quelques trucs à faire sur le bateau :
              - trouver un chantier naval qui accepte de me faire un papier qui dise que j'ai le droit d'amarrer mon bateau chez eux en attendant que les travaux démarrent
              - passer un bon coup de peinture sur le pont et le plat-bord, après avoir tout bien nettoyé à l'eau de la Seine (rassurez-vous, tout ce que j'ai à nettoyer et à flanquer à l'eau, c'est des petits bouts de branches mortes, des feuilles et de la terre. Je suis pas là pour polluer, moi) ;
              - verrouiller tout ce qui ne l'est pas encore avec du power cadenas qui tue
              - me morfondre en désespérant un jour avoir le fameux putain de petit papier de mes deux qu'on appelle C.O.T. et que je n'aurai sans doute jamais car la chance n'est pas avec moi.

       Je remercie à nouveau ici tous ceux qui ont mobilisé du temps pour m'aider, ceux qui ont trimé (en devant défaire ce qu'ils venaient d'accomplir pour certains) et tous ceux qui ont manifesté leur soutien. Même si je sens assez mal le futur du projet, simplement parce qu'il ne suffit pas d'être bien entouré pour parvenir à ses fins mais également d'avoir de l'entregent avec les hautes sphères, je me dis que si dans le pire des cas le projet péniche foirait ce serait pas bien grave. Avoir autant de potes qui se serrent les coudes pour vous, ça fait chaud au coeur.

       Bises au gasoil.
-G4rF-

mardi 19 septembre 2006

Semaine de ouf

Fond sonore : Buena Vista Social Club - Dos gardeñas

       Qui sait ? Peut-être à la fin de cette semaine me restera-t-il quelques grammes d'énergie ? Je vous laisse en juger. Ce post sera en 2 parties. N°1 : ce que j'ai déjà fait. N°2 : ce qui m'attend.

       Ce que j'ai déjà fait :
              - prendre rendez-vous avec un marinier retraité pour conduire ma péniche sous des cieux plus cléments.
              - acheter 4 jerrycans de 20 litres pour faire le plein de ma péniche
              - récupérer 6 pneus usagers pour en faire des pare-battages
              - acheter 2 x 10 mètres de corde synthétique pour attacher lesdits pare-battage
              - acheter 2 mètres de tuyau de PVC pour passer commodément la corde dans les pneus
              - contacter le centre de karting de Thiais pour récupérer des petits pneus usagés (je m'en servirai pour servir de butoir à mes écoires)
              - appeler Leroy-Merlin pour trouver des écoires en bois (poteaux ronds, 4m de long) : chou blanc
              - appeler Castorama pareil : que dalle
              - appeler Batkor : rien
              - appeler Point P : nib
              - appeler une scierie d'Aubervilliers : latchai
              - appeler le chantier naval pour connaître le prix d'une écoire : accrochez vous, l'unité en métal tout compris (accroche, pivot, etc) est à 1500 €
              - contacter des sociétés vendant du tube métallique de 2ème classe (déjà utilisé) et faire des devis
              - contacter un ferrailleur de Saint Denis pour savoir s'il a des tubes de métal
              - aller voir ledit ferrailleur
              - contacter Kiloutou pour réserver un groupe électrogène pour pouvoir oeuvrer sur le bateau et la passerelle
              - prendre les mesures de la passerelle pour dimensionner le plancher à installer
              - appeler à la rescousse les copains du groupe pour bosser avec moi dimanche
              - voir l'acheteur de la Fiat de Vaness ce dimanche

       Ce que je dois encore faire :
              - confirmer ma commande au ferrailleur
              - aller la chercher vendredi après-midi avec ToF et me trimballer ces inconfortables morceaux de métal à travers Saint Denis jusqu'à l'emplacement
              - faire le plein du réservoir (200 litres de gasoil mini) d'ici à dimanche
              - aller à Leroy-Merlin et acheter les planches pour la passerelle
              - acheter la vignette pour mon bateau vendredi matin chez VNF quai d'Austerlitz à Paris
              - minuter le trajet pour aller chercher le marinier dimanche à 6h du mat
              - trouver un copilote qui ramènera la voiture après que moi et le marinier ayons levé l'ancre
              - préparer les outils pour ouvrir la porte de la passerelle
              - acheter une serrure pour verrouiller la passerelle proprement
              - mobiliser encore plus de copains pour manipuler la passerelle
              - faire des courses pour avoir de quoi bouffer avec le groupe samedi 23
              - arrêter d'acheter des conneries avec du pognon que je n'ai pas
              - payer l'assurance de ma péniche en temps et en heure
              - croiser les doigts en espérant que les batteries de compet américaines arriveront à sortir de sa léthargie mon énorme moteur qui, contrairement à ce que je croyais, n'est pas un Renault mais un General Motors (mais ça tout le monde s'en branle, et c'est un peu normal).
              - trouver un créneau dans tout ça pour voir l'acheteur de la Fiat de Vaness et lui filer sa bagnole contre espèces sonnantes et trébuchantes.
              - aller en répèt mercredi soir
              - réparer le bloc alim de la pédale de Jay pour mercredi, et réparer l'alim de l'aspirateur de table dont j'ai connement cisaillé le câble au cutter en posant le sol à la maison récemment.
              - aller récupérer le groupe électrogène chez Kiloutou samedi
              - avoir enfin mon cousin Thomas au téléphone de vive voix pour le féliciter avec sa femme de la naissance de leur fille.
              - aller chercher les pneus de kart demain

       Ouf... évidemment, tout cela doit se faire cette semaine, en allant récupérer bébé chez la nounou tous les soirs à 18h, en faisant à bouffer, en gérant les crises de démangeaison dûes aux piqûres des £$%*µ de puces que nous avons récolté ce week-end chez le papa de Béa (Gégé, si tu m'entends, ta baraque, tu l'enfumes DIRECT !), le ménage, le bricolage des meubles Ikea, la vaisselle, les biberons sales, plus toutes les merdes qui nous tombent sur la gueule jour après jour et dont nous parvenons à grand-peine à nous sortir au prix d'une intense fatigue.
       Dans les semaines qui viennent, faudra que je donne à tous ceux qui ne l'ont pas encore reçu l'exemplaire de mon bouquin qu'ils m'ont commandé, que je renvoie les papiers que je dois envoyer, que j'aille chercher le Zodiac, que je peigne le pont du bateau, que je fasse une jolie plaque d'identité dessus, que je prépare les dossiers pour le financement des travaux du bateau... une putain de galère, quoi. Mais au moins, ça bouge ! Et si j'arrive à faire de ce bateau un lieu de vie et de rencontre comme j'en ai l'ambition, j'aurais au moins accompli un truc balaise dans ma vie, et ça j'en serai fier.

       Que tous ceux qui peuvent être là dimanche 24 Septembre se manifestent auprès de moi le plus vite possible. Que tous les autres croisent les doigts pour moi et me souhaitent bonne chance et un prompt démarrage du moteur. Yoho !

-G4rF-