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vendredi 22 février 2019

Des stats-euh, des stats-euh...

...oui mais des stats z'amies !
Ce titre de blog a été approuvé par le CJMP (Club du Jeu de Mots Pourri).

Ça sert à rien, donc je le fais, voici un petit point chiffré d'avancement du projet "365 jours de poésie express" :

  • 228ème jour du projet - 62% du temps écoulé
  • 170 textes écrits aujourd'hui - 46% du total à fournir - 75% de ce qui devrait être fait si j'avais pas de retard (eh, la dernière fois j'avais fait que 2/3, là j'ai fait 3/4, ça progresse !)
  • il reste 137 jours de projet et 195 textes à produire
  • au rythme actuel d'environ 2 textes par jour, j'atteindrai 50 % du total à fournir (183 textes) le 01.03.2019, vendredi prochain, et j'aurai rattrapé mon retard le samedi 20.04.2019
Il y a donc du progrès. Ça saute pas aux yeux, mais y'en a.


--G4rF--

lundi 4 février 2019

365 jours de poésie express - bilan post début d'année, post hiatus

Bon bah tout ça n'est pas très glorieux.
Fin d'année, flemme, mouvements incontrôlés dans la laïfe de votre serviteur, j'ai comme toujours tout un tas d'explications pour dire pourquoi je n'ai pas réussi à atteindre mon but.

Après avoir passé un long moment à remettre au carré mon agenda dédié à l'écriture, je peux produire les chiffres suivants :

  • j'en suis au 210ème jour de mon projet ;
  • 57% du temps est écoulé ;
  • j'ai écrit 132 textes (waouh !) ;
  • ceci correspond à 36% du total des textes à produire durant le projet (euhlà...) ;
  • c'est à dire seulement les 2/3 de ce que j'aurais dû écrire à ce jour (seulement ?!) ;
  • il me reste 155 jours d'écriture (la vaaaache !) ;
  • pendant lesquels, pour tenir l'objectif final, je dois écrire 233 textes (sérieux ? Ouh putain...) ;
  • si j'écris désormais 2 textes par jour pour éponger le retard, j'aurai rattrapé celui-ci dans 78 jours, soit le mardi 23 avril (ah ouais... ah c'est quand même peut-être faisable...) ;
  • il me restera ensuite 77 jours à un texte par jour pour finir le défi dans les temps (des vacances, youpi !).
Le plus gros obstacle est l'inspiration.
Élément combinatoire de cet obstacle, l'exigence de ne pas écrire quelque chose que je trouve tellement inutile, fade ou vide de sens que j'aie l'impression de faire du remplissage. Je veux bien écrire des conneries, je ne veux pas écrire du rien du tout.

C'est dur, les amis. C'est vraiment dur.

Mais je pense que ça me fera du bien, une fois l'épreuve terminée, de m'être prouvé que j'ai assez de jus de cerveau pour parvenir à franchir mon infranchissable.

Et de temps en temps, je suis vraiment, vraiment content de ce que j'ai pondu ce jour-là. Et rien que pour ces moments là, ça vaut le coup de le faire, et ça vaut le coup de continuer.

Just keep on moving (nom d'une vache).

--G4rF--

vendredi 28 septembre 2018

365 jours de poésie express : bilan à 20%

Ah, l'écriture.
Quel plaisir.
Quelle tannée.
Qu'est-ce que j'aime ça, qu'est-ce que ça peut me faire chier.
Qu'est-ce que c'est bon, de se voir progresser, qu'est-ce que c'est dur d'y arriver.

J'ai publié cette nuit le 73ème poème de ma série. Ceci fait que j'ai atteint la barre symbolique des 20%.
C'est mieux que ce que j'espérais de ma part : il semblerait que je parvienne, peu ou prou, avec des relâchements regrettables dans ma régularité, à tenir à peu près le pari que j'ai fait avec moi-même d'arriver à écrire un texte original chaque jour. Youpi.

Je commence aussi à me prendre un peu au jeu : les opus 65, 71, 72 et 73, et le suivant sont des essais pour lesquels le mot-titre, autour duquel bâtir le texte, m'ont été fournis par une tierce personne. Ce n'est pas vraiment du "texte de commande", mais ça rajoute une contrainte (écrire sur un sujet que je n'ai pas choisi) tout en retirant une autre contrainte (trouver un sujet sur lequel écrire !).

Je tiens à jour un agenda spécifique pour mesurer l'amplitude de mes retards. En moyenne, je tourne autour de 2 jours de retard, avec quelques rares instants où tout est fait le jour J et de nombreux instants où, pour diverses raisons, je me prends 5-6 jours de retard dans la gueule, et après il faut ramer pour rattraper le coup. Il y a de la marge pour faire des progrès, mais c'est moins la cata que ce que je redoutais.
Peut-être que si j'atteins les 100% avec un retard du même ordre, je me sentirai en confiance pour relancer mon challenge "une page par jour" pour enfin arriver à pondre mon 2ème tome. Qui sait ?

J'envisage sérieusement de regrouper tous les poèmes express de cette série dans un bouquin, en autoédition de préférence, genre BooksOnDemand ou MonBeauLivre ou PublishRoom ou le Kindle Direct Publishing d'Amazon (même si je ferai tout ce que je peux pour ne pas enrichir Jeff Bezos).
J'éviterai absolument de m'embourber de nouveau dans une relation contractuelle grossièrement déséquilibrée avec un éditeur pour de faux comme celui chez qui mon premier roman est paru : dans la mesure où cette maison n'a pas respecté la loi qui l'oblige à me verser mes droits d'auteur au moins une fois par an, n'a objectivement rien fait de concret pour promouvoir mon oeuvre et n'a su qu'encaisser mon fric pour me livrer des livres imprimés (ce qu'un imprimeur eut tout aussi bien pu faire), le contrat qui nous liait est caduc et j'en suis bien heureux.

Mais bon, tout ça, c'est un peu prématuré. 20% ça fait 73 poèmes déjà écrits et 292 encore à écrire...
Souhaitez-moi bon courage les aminches !
--G4rF--

dimanche 19 août 2018

Les pieds dans le tapis

C'est ma semaine de stats, apparemment. Je savais que j'étais à la bourre dans mon opération "365 jours de poésie express", mais je ne m'étais pas aperçu qu'en plus de prendre du retard je ne savais plus compter.
Apparemment j'ai réussi l'exploit de publier 2 poèmes numérotés 27 : "Chaud crépuscule" et "Le creux". Trop fort.
Bon, bah je renumérote...

Une fois les chiffres remis au propre, voilà où j'en suis :

  • temps : 41 jours écoulés depuis le début de l'opération
  • volume : 36 poèmes publiés
  • régularité : peut mieux faire. Il y a un delta de -5 textes publiés en regard de l'objectif initial, ce qui n'est pas si mal, mais n'est quand même pas top non plus.
    Plusieurs looongues coupures sont visibles dans l'agenda, dont seule la première est vraiment justifiée (j'étais malade), le reste c'est de la flemme ou du "pas la tête à ça". En essayant d'en publier 2 par jour de façon régulière, je devrais revenir à quelque chose de plus satisfaisant.
  • moral : après quelques fluctuations, ça remonte dans le bon sens, je me sens apte à tenir le rythme.
    Curieusement, le fait d'avoir eu à garder 2 clébards ces derniers jours m'a obligé à reprendre un rythme de vie plus cohérent, d'où meilleur sommeil, meilleure énergie... le résultat est clairement perceptible. J'ai écrit un truc là-dessus, je ferais sans doute bien de le relire.

--G4rF--

vendredi 5 septembre 2014

...on air...


...ahem...
...
...brrrrmmm brooopf...
...
...un deux, un deux...
...
...vous m'entendez ?... oui ?... ok, cool !... merci d'être venu si nombreux, merci à vous tou...à vous... euh, merci à toi.


Hé oui, l'improbable est arrivé.
L'impensable, l'incroyable.
J'ai décidé de reblogger.

Après plus d'un an et demi de coupure.


Même pas peur.

Désormais, "La Futilité pour les Nuls", c'est fini. Bienvenue sur "Quaerens sensum", qui a la même prétention que le précédent, c'est à dire gratter la poussière qui enkyste mes synapses et voir si, par hasard, il n'y aurait pas là-dedans quelques trucs valant le coup d'oeil.

Des chroniques, des billets d'humeur, de la mauvaise foi, de la politique, des trucs débiles et d'autres juste un peu moins... les habitués connaissent, les autres s'y feront bien.


C'est sans garantie de résultat, mais ça va me plaire, je l'sens.

Stay tuned.


--G4rF--

lundi 15 avril 2013

Du vent dans les saules...

Voilà un magnifique titre sans signification, pour un article qui revient aux sources de ce qu'est ce blog. La futitilititété. Pour les tanches. Enfin, un truc dans ce genre-là.

Vous le savez, vous qui par un curieux caprice du destin revenez ce jour sur la page d'expression individuelle d'un gars infoutu de finir de publier une recette de gâteau ou une recommandation d'attitude politique : ce blog, c'est vraiment n'importe quoi. C'était n'importe quoi, en tout cas.

Je dois vous passer quelques infos qui vous expliqueront, à vous les amis que je n'ai pas vu depuis longtemps, et à vous les pas amis que je n'ai jamais vu, ce qui fait qu'on peut abandonner un anti-journal intime pendant aussi longtemps et y revenir d'un coup, comme ça, un dimanche ensoleillé aux alentours de minuit, just for foune.

Info number ouane : j'en ai chié des briques en carbone kevlar depuis la naissance en 2010 de ma deuxième gamine. Je n'imaginais pas, à l'époque, l'épreuve physique que représenterait le fait d'être violemment privé d'un sommeil nécessaire et réparateur pendant DEUX PUTAINS DE LONGUES ANNEES.

Tout le monde a l'impression qu'on peut imaginer ce que c'est. C'est faux. Mais on peut facilement s'approcher de l'expérience en mettant en place un environnement spécifique où, mettons, la personne que vous aimez le plus au monde vous empêche systématiquement de cumuler plus de 3 heures de sommeil, et ce pour les raisons les plus foirasses du monde. Et ça dure. Et ça dure. Quand vous avez envie que ça s'arrête, ça continue. D'un coup, ça stoppe, mais ça reprend 3 jours après. Quand vous avez envie d'en venir aux mains, ça continue. Quand vous hurlez que ça vous tue à petit feu, ça continue. Quand vous envisagez sérieusement un meurtre simple et silencieux, à la faveur d'une mauvaise lune, ça continue.

J'y suis passé. Y'a des gens que je méprise profondément, hein, des qui n'ont aucune excuse pour être les imbéciles satisfaits qu'ils sont, qui ont tous les moyens de changer ça et aucune envie de le faire. Hé ben, même à ces cons-là, je ne le souhaiterais pas. Ou alors pas trop. Pas longtemps. Enfin, le minimum syndical, quoi.

Info number tou : je suis passé par des moments de profonde déprime (ça colle parfaitement avec la privation de sommeil, l'occasion de tirer des constats très nietzchéens sur l'influence du contenant (le corps) sur le contenu (le jus de méninge). Ma vie personnelle a été un foutoir sans nom. Vous n'avez pas besoin d'en savoir plus si vous n'êtes pas déjà au courant ou que vous espérez que je déballe mon intimité relationnelle, en pleine crise de logorrhée nocturne.

Info number tou et demi : mon fidèle groupe de zique m'a tout simplement explosé dans les mains pas plus tard que la semaine dernière.

A cette occasion, j'ai envie de traiter quelques individus d'andouilles, d'autres de pauvres nazes et enfin quelques-uns de blaireaux, mais d'une certaine façon, faut être honnête : ça me rend un peu service.

Franchement, j'en avais ras-le-bol de glaire d'assumer la continuité d'un mode de gestion des crises qui m'a systématiquement vu faire profil bas, au nom du sacro-saint principe qui veut que le tout vaut plus que la somme des parties et qu'un singe affamé évite de casser les couilles de celui qui le nourrit en bananes. Mais voilà, au bout d'un moment, l'amertume de la banane, tu peux plus l'oublier, même par la grâce improbable de la diversion incarnée par l'ineffable beauté callipyge qui nous servit le boire et le manger lors de notre dernier concert à ce jour. Enfin, de notre dernier concert. Au Hideout de la gare du Nord. Qu'elle était belle, cette fille, blonde avec des dreads et de quoi faire pousser des bourgeons sur un arbre pétrifié, nom d'une couille de petit pois...

Bref. Ras-le-bol d'écraser ma gueule quand quelqu'un, par ailleurs potentiellement fort aimable ou joyeusement primesautier, me sort une connerie olympienne, élyséenne, himalayesque pour justifier son refus de ne pas faire [mentionner ici n'importe laquelle des milliards de choses que des gens de mon groupe ont dit qu'ils feraient et qu'ils n'ont jamais été foutus de faire parce que ce sont des artistes, des gens sensibles, qu'ils faut les ménager et donc éviter autant que possible de leur dire d'aller se faire déplisser la rondelle à l'aide d'une batte de base-ball, même quand ce serait manifestement la seule chose à faire pour évoquer avec justesse l'émotion qu'ils évoquent en moi entre deux crises de haine dévorante pour la connerie ordinaire et la médiocrité canivaloïde*].

Pendant des années, mon leadership musical c'était : gentil, arrangeant, moyennement coercitif, en mode diplomate. Ya basta, putain de merde ! J'ajouterai même bite, car tant que j'y suis à placer du juron et à faire dans le vulgaire, je peux au moins ramener la conversation vers un sujet simple et globalement maîtrisé par mon innombrable lectorat d'environ... euh... vous êtes combien, à me lire, au fait ? Tiens, question surprise de G4rF : si tu me lis, écris-moi un commentaire avec le nom de ton dessert préféré. Et si t'as pas de dessert préféré, trouve-t-en un vite fait, car sinon ta vie manquerait de sens (et de glucose). Et lâche un commentaire avec son nom. C'est bien plus intéressant qu'un compteur de visites, et c'est plus personnel (et débile) aussi, ce qui me sied avec nettement plus d'adéquation.

Bref, les HaggiS sont dans le coma, suite à des licenciements suivis d'une démission. Et moi, ben ça me rend triste, mais je suis content aussi de pouvoir ôter de mon crâne la casquette étroite du négociateur permanent, et de pouvoir dire ce que je pense.

Tiens, exemple de ce que je pense et que je ne pouvais pas dire : les gens qui disent qu'ils mixent, et qui mixent pas, et qui après t'expliquent que c'est ta faute, ben ils méritent l'étiquette de Jean-Foutre écrite à la plume d'oie à l'encre de chine, parce que c'est ce qu'ils sont.

Ceux qui disent que "C'est toi que je t'aime", c'est pas de la musique, ils feraient bien de se rappeler qui produisait les Inconnus, qui il a produit avant, qui il a produit après, et de s'apercevoir que sans la musique, tu peux facilement retirer 50% du succès des Inconnus. Ca n'ôte rien à leur talent (moi je les connais et je kiffe leurs conneries depuis l'époque Philippe Bouvard/Seymour Brussel/Smaïn)(d'ailleurs, que devient Chi ? Qu'est-ce qu'il était fort, ce mec-là...). Mais voilà, "Auteuil Neuilly Passy", ça a beau picorer sévère dans l'auge de Maceo Parker, c'est de la musique. Et la Negra Bouch'Beat, ben c'est pareil. C'est de la musique. Quand je chante ce truc devant 200 personnes et que 200 personnes gueulent le refrain, je trouve qu'elles sont dans le vrai. Du coup, me dire que c'est pas de la zique, c'est une connerie galactique qui aurait mieux fait de rester sur orbite au lieu de venir me péter les tympans (et les carreaux) en enfumant mon atmosphère.

Ouais, trop cool, G4rF dit du mal, il aime bien dire du mal, il continue.

Ce que je pense, c'est qu'un bon musicien, c'est quelqu'un qui met son caractère dans sa musique, au lieu de lui mettre une casquette de maton, à son caractère de merde, et à lui faire tirer à vue du haut de son mirador sur tout ce qui a le malheur de s'approcher de sa petite chasse gardée musicale à la con de mes yeukous. On a le droit d'aimer, on a le droit de pas aimer, mais quand on est musicos, on argumente sur du concret, bordel !

Ce que je pense, encore et toujours, c'est qu'il n'y a pas loin de la bande de potes à la bande de cons, et de la bande de cons au foirage intégral. Et que, du haut de ma petite expérience de leader d'un groupe amateur inconnu et infoutu d'avancer pour tout un tas de bonnes mauvaises raisons, ben j'ai développé mon 6ème sens de l'araignée et de M. Night Shyamalan qui me permet de sentir le passage d'un niveau à l'autre. Et là, les voyants sont au rouge cramoisi depuis environ 6 mois (ceci n'obérant en rien que certains desdits voyants ont fini par péter un vaisseau et se vider de leur sang comme des merdes, car si y'a bien une chose de plus parlante qu'un voyant rouge vif, c'est un voyant mort et plein de mouches nécrophages).

Du coup, après cette unique journée ensoleillée depuis l'an douze cent vingt trois après la naissance des HaggiS, journée qui m'a vu débiter des bûches à la scie à main au lieu d'aller me prélasser tranquillos sur la pelouse et de faire joujou avec mes gamines, ben j'éprouve le besoin de revenir sur ces pages parler de ma gueule et de mon cul.

The times, they are a-changing, disait Bob a-Dylan. Oué, bien vu l'aveugle, si ça c'est pas la sagesse en pack de douze, moi chuis Bouddha !

Oui, les temps changent, les gensses aussi. Mes centres d'intérêt, eux, ont une certaine tendance à la fixitude. Je vois bien, au fur et à mesure que j'écris ces lignes que je relirai demain en me disant régulièrement "putain, mais là on y panne rien" et "t'écris vraiment comme un goret, ducon", je vois bien, donc, que j'y prends du plaisir.

Plaisir facile et logorrhéique, mais plaisir quand même, du genre solitaire mais présentable (après ce plaisir solitaire là, tu peux serrer la main de quelqu'un sans voir passer sur son visage l'ombre fugace d'une inquiétude sournoise tandis qu'il essaie de deviner si t'es droitier aussi pour ça).

Et j'aime faire de la zique, même si y'a plus que mon ToM et mon Ceubri pour donner du corps au quotidien à mes projets musicocos.

Pour ce qui est de mon cul, figurez-vous qu'après l'épisode HaggiS, ça me pique un peu. Bien qu'une charmante personne de ma connaissance ait, à la suite d'un désopilant concours de circonstances et d'une maladresse hilarifiante, proposé d'apaiser ma douleur avec des bisous, ça se soigne tout doucettement.

Non, en fait, si j'évoquais là-haut le vent dans les saules, c'est pour une autre raison. Raison que j'exposerai dans le prochain paragraphe, si seulement il n'était pas déjà occupé par ce qui suit, et qui constitue la restitution en mode copier-coller du mail que j'ai envoyé à tous les anciens HaggiS lorsque j'ai prononcé l'arrêt de mise en standby prolongé de mon groupe. Parce que, oui, c'est MON groupe. Du coup, la raison viendra au paragraphe encore après (suivez, un peu, quoi !)(c'est pourtant clair...).

Salut à vous tous, les HaggiS d'hier ou d'aujourd'hui,

Pour certains, les HaggiS, c'est un vieux souvenir, pour d'autres une sale histoire,
ou une belle, ou une bonne expérience.

Aujourd'hui, après un bon paquet d'années à courir après leur identité, Les HaggiS
ferment boutique pour une durée indéterminée.

Au moment même où, enfin, il enregistrait un peu sérieusement ses compositions les
plus valables, le groupe s'est fissuré et a fini par péter.
Ces six derniers mois ont été particulièrement éprouvants, ça a été la pire crise que
le groupe a connu (et vous savez tous que le groupe en a connu un bon paquet, pour
avoir été là et les avoir subies), et après 2 départs forcés et un départ volontaire,
il reste le batteur... et moi.
Je suis notoirement fatigué par tout ce foutoir, et je regrette l'époque du tout début
où les HaggiS, c'étaient juste des cons qui voulaient reprendre du FFF et boire des
reubié. On jouait moins bien, mais on rigolait plusse bien.

Sans faire trop dans le larmoyant, je veux que chacun, copain ou ex-copain, ami ou
non, sache que sa contribution, petite ou grande, à cette histoire foutraque n'est pas
passée inaperçue et a permis de faire grandir ce truc bizarre et de lui faire vivre
quelques grands moments. On a fait de belles merdes, on a aussi fait de belles choses,
et sans vous c'était impossible. Merci pour tout.

Je reste persuadé que ce groupe est un truc à part, je reste convaincu qu'on a fait
de la bonne musique, et je m'autorise présentement à faire usage de tout ce que nous
avons créé collectivement, pas par intérêt personnel (vu qu'on n'en vendra pas 2
titres, notant qu'il n'y a toujours rien de mixé définitivement), mais parce que
j'aime cette zique et je veux la faire exister.

Côté projets, voilà où j'en suis, moi :
- je vais finir avec ToM le mixage des morceaux qu'on a enregistrés - ça devrait être
bouclé fin de semaine pro, et ceux que ça intéresse sont invités à me le signaler, je
leur ferai passer ;
- je vais activer le side-project loufoque "Phatee's Life" (avec ToM) - ça va être de
l'électro-con, tout un programme, et on a un album complet à faire ;
- j'ai 4 morceaux à faire avec l'ami Brice pour notre mini-projet "Les violeuses de
poulpes", et les contributeurs sont bienvenus pour peu qu'ils acceptent de faire
n'importe quoi, de donner suite à des demandes débiles et de laisser leur dignité de
musicien au vestiaire ;
- j'ai des propositions pour ziquer avec d'anciens HaggiS... ça me tente pas mal ;
- et si j'ai le courage de remettre le bouzin en route, après un petit moment pour
laisser cicatriser le cul qui me fait plutôt mal présentement, je vais rebooter les
HaggiS en mode simple et fonky, avec tous ceux qui seront assez tarés pour refaire
un bout de route avec ma gueule.

A la revoyure mes lapinou(te)(s), faisez de la musique,
G4rF

Nous y voilà, donc. A la raison de ce titre mystérieux, de ce retour impromptu et peu crédible sur le devant d'une scène enkystée de poussière et qui sent à peu près pareil que l'ascenseur social depuis environ 45 ans**.

J'ai eu l'occasion de m'apercevoir qu'une citation à moi qui est de moi et est donc absolument mienne serait tout à fait à sa place dans une collection à la wikiquote, mais qu'elle a peu de chances d'y apparaître parce que je ne suis pas encore suffisamment connu (ou mort) pour avoir le droit d'être cité comme référence. Ca doit sans doute tenir à ma passion pour les échecs. Et si vous avez pour 2 sous de neurones sous le capot, vous aurez compris que je n'aborde rien qui ait un rapport avec Karpov ou Spassky.

Vous me direz, quand vous l'aurez lue, que c'est juste de l'essence ordinaire à citation, hein, c'est le genre de phrase de bon sens qui encrasse un peu les carbus et qui fait pester le mécano de l'esprit quand il s'aperçoit à la prochaine vidange-graissage que c'est tout encalaminé et qu'il va en chier des pelleteuses fluo à tout décaper à coups de lime.

Mais quand même. Voilà. C'est mon petit enfant monstrueux. Et, vu qu'il a l'heur de s'attirer la sympathie de quelques comparses informaticiens, je vous le plante ici, là :

Quand tout devient urgent, plus rien ne l'est. ©G4rF, 2008.


Mettez-moi ça sur Wikiquote, et peut-être trouverai-je en moi la force de finir d'écrire mon 2ème livre.

G4rF

* ça veut dire : digne du caniveau. C'est de moi. Copyright dans ton cul, et tout ça.

** : je crois que c'est dans "Le guide du routard galactique", tome 2 (donc, le dernier resto ekcétra ekcétra), que Douglas Adams décrivait ça comme "une odeur d'impatience". Décidément, pour te pondre une image percutante et efficace, y'a pas plus balaise que des satiriques et des humoristes.

lundi 30 janvier 2012

Gâteau-fort

Yo les aminches !

Bon, pour changer, je suis à la bourre, en dessous de tout, en retard, lalala, mais comme je viens de passer 3 jours de ouf à prendre en charge un max d'opérations culinaires liées à l'anniversaire des 6 ans de ma grande Charlie, je ne résiste pas au plaisir de vous montrer le méga château-gâteau bâti à grand peine et en 2 fois ce vendredi (2 fois, parce que la première fois j'ai réussi l'exploit d'oublier de mettre des oeufs dans la pâte, non mais j'te jure), gâteau que les mômes m'ont massacré méchamment mais en même temps il était là pour ça.

Ça donne ça :


Le même sous un angle différent :

Le même, après le passage de la meute :

Pour les ceusses qui veulent la recette, bah y'a qu'à demander.

--G4rF--

mardi 29 novembre 2011

D'la BD !

Ouaich ouaich, yo yo, comme disent les jeunes d'après les vieux.

Aujourd'hui, alors que je croule sous la charge et que le projet dont je m'occupe me les brise menu menu à force que les courriers, bah ils marchent pô bien, je fais un petit aparté dans le sommeil qui nimbe mon activité créative et blogogène pour vous lâcher un mot au sujet d'une bande dessinée que je la trouve très très bien.

Ca s'appelle Zombillénium, c'est fait par Arthur de Pins, celui-là même qui produit les Pêchés mignons avec Maïa Mazaurette, qui officie de temps en temps chez Fluide Glacial, et Maïa Mazaurette on l'a aussi vue collaborer au recueil de conneries chatifères dénommé Dans Ton Chat issu du site du même nom, que ma soeur m'offrit à un précédent événement festif et qui m'a bien fait marrer avec ses dialogues à la con.

Bref.

C'est bien pensé, joliment fait, quoique je puisse concevoir que l'aspect graphique soit déroutant au départ, mais c'est juste parce qu'il faut s'y faire les yeux (un peu comme pour Bob l'Eponge). L'histoire a l'air rien chouette, bref, ça fait plaisir, et le tome 1 donne envie de lire la suite.

Autre chose qui m'a fait plaisir aussi, et que j'ai aussi acheté dans un lointain Cultura où une nécessaire opération de maintenance automobile m'a amené à me réfugier pour une loooooongue matinée solitaire avec ma carte bleue et mon ptit ordi pour écrire : les trois derniers tomes de Universal War One, dont les premiers me furent offerts par mon frangin à l'occasion là aussi d'un événement festif.

Ca, mes p'tits amis, c'est du bon space opera, la sauce est bonne et à part une confrontation finale qui (comme toutes les confrontations finales) flirte un peu trop avec le deus ex machina, j'ai bien aimé du début à la fin. Faudra que je lise les autres oeuvres de Denis Bajram.

Bon, c'est pas tout ça, mais y'a encore plein de trucs merdiques dont je dois m'occuper... à plus les gens !

--G4rF--

PS : mauvaise nouvelle, une défaillance de clé USB m'a fait perdre une partie de mon travail sur mes bouquins en chantier. Bonne nouvelle, en me faisant chier comme un rat mort chez Cultura j'ai quand même pris le temps de réorganiser mon tome 2, et il n'est pas tout à fait exclu qu'il finisse par voir le jour sous une forme lisible. Offrez-moi du temps, je vous le convertis en bouquin. :)

mardi 8 novembre 2011

Back and forth and back and forth and...

Un peu de musique, en attendant la fin de ce hiatus aussi sournois qu'inattendu.

--G4rF--

jeudi 29 septembre 2011

Mouzika de la sexoualidad

Ouaip, d'accord, je suis une larve qui n'écrit rien sur mon blog et qui fait rien qu'à poster de la musique en ce moment. Je l'admets. Cependant, celle-là, faut l'écouter. Parce que moi je dis que c'est de la musique à faire des bébés (ou au moins, à s'entraîner). :-)

Et je ne remercierai jamais assez Mozinor d'avoir publié cette vidéo, sans quoi j'aurais sans doute jamais connu Me'shell Ndegeocello. +1 pour Géronimoz !

--G4rF--

mercredi 28 septembre 2011

Un peu de zikmu

Bon, j'avais des trucs à raconter, mais j'ai plein de taff. Alors en attendant, voici un morceau que j'aime bien. Il est fort le King Ju.

--G4rF--

jeudi 28 juillet 2011

Comic strip (le retour)

J'ai réussi un exploit formidablement naze : LN a sorti une série de strips à base de délires à moi, et j'en ai même pas bloggué une ligne.

A ma décharge, j'ai pas une seconde à moi en ce moment, et je tape ces lignes en attendant d'aller déjeuner alors que je suis au taff coincé sur un chantier méga lourd qui est enfin en train de se finir.
Comme vous l'avez vu, amis lecteurs et très patients, j'ai toujours pas publié une seule page de mes écrits, bien que je pense en avoir tartiné une trentaine du "No Friend Band"... en termes de projets perso, je suis à la rue partout, et ça commence même à déteindre sur l'aspect musical.

Je vais changer de pseudo, je pense que ALaBourreMan serait plus en adéquation avec ma réalité du moment. Mes plus plates excuses, j'oublie personne, j'ai simplement trop peu de temps pour mener ma vie pro, ma vie de famille, ma vie de zikboy et dormir pour arriver à caser là-dedans tout ce que je veux faire et toutes les idées que j'ai. A peine si j'arrive à torcher un p'tit poème vite fait mal fait de temps en temps. Mon royaume pour du temps libre !

--G4rF--

Tant que j'y suis, une plongée dans une musique de mon enfance... hé oui, j'écoutais ça, et franchement c'est toujours aussi bon !


lundi 14 mars 2011

Les HaggiS en live !

Impardonnable !

J'ai publié sur Grooveshark le dernier concert des HaggiS, un tout petit live fait à Paris début Février pour un anniversaire, et j'ai carrément oublié de vous le mettre à dispo... ouuuuuuh le mauvais !

Je rectifie mon erreur illico et ci-dessous :




Bonne écoute les copinous !

--G4rF--

PS : c'est plein de pains et de ratages, le mixage est carrément violent pour les oreilles, mais bon, faut assumer sa mauvaisitude quand on joue mal, alors voilà, c'est du WYHIHWP (What You Hear Is How We Played)

dimanche 20 février 2011

En attendant...

...le prochain post, un peu de musique pour vos oreilles :

C'est ptêt du rock à papa, mais papa qui décoiffe ! Yeah !

--G4rF--

lundi 3 janvier 2011

Brrggzzhhkkkgnniiaaah ?

Hrrrm... chlrp... ronflll... krr... krr... k ? ké ? Gnéééé ? Quoi ? Ca enregistre, là ?

Ouaaaaais, bonne année les potos ! Comme vous avez pu le constater, je n'ai pas laissé une ligne sur ce blog depuis début Novembre de l'an dernier. Cela atteste de plusieurs choses :

  • d'abord, qu'un deuxième enfant, ça consomme un peu de temps et ça fatigue un peu (surtout quand ça dort pas la nuit) ;
  • ensuite, que quand on a pris le pli d'une vie de sale troll des cavernes comme moi, on a du mal à revenir à la civilisation ;
  • enfin, que rien de ce que j'aurais pu vous dire n'avait vraiment de sens profond. Je préfère écrire moins de connerie (ça ferait une bonne résolution sympa, ça) et conserver ton intérêt, ô toi fidèle lecteur(trice) au singulier.

Bon, que dire pour vous raconter ma vie de ces derniers mois et vous gonfler les yeukous (ou les vairos) avec des machins dont vous vous tapez comme d'une paire de rognons de coyote faisandés ? J'ai couasiment vaincu mon adversaire planchoïde, j'ai survécu à l'épidémie de gastro sans être contaminé (en appliquant les techniques de survie et d'hygiène recommandées en cas d'invasion zombie), j'ai pas écrit une putain de ligne de scénario de comics ni de bouquin depuis mille ans, je patine grave sur les paroles de chanson, je n'ai point vomi ni après mes excès alcooliques lorsque je participai en tant que VIP à la soirée "spéciale CD'Aujourd'hui", ni ceux de Noël, ni ceux du Nouvel An. Toutes proportions gardées, c'est quand même à la spéciale CD'A qu'on s'en est le plus foutu plein la lampe avec l'ami ToM, avec blackout sur le retour à la maison et tête dans le cul puissance 1000 le lendemain au taff. Mais bon, moi qui ne picole pas tous les jours et qui ai même tendance à freiner la conso de binouze en répèt (depuis que j'ai compris qu'en restant sobre je chante mieux), ben je suis content de n'avoir pas fini la soirée en tête-à-tête avec les produits de faïence de messieurs Jacob et Delafon.

Je ne vous parlerai pas trop de l'avalanche de beautés en tout genre que nous croisâmes ce soir-là, de toutes façons ça n'avait pas grande importance : étant techniquement limités à du gentil flirtouillage de par nos statuts officiels de patres familiae, il n'était pas question que ToM ou moi-même nous laissions aller à pire que planter nos regards avinés dans les échancrures béantes des séduisants corsages qui toute la soirée bercèrent de leur ballet froufroutant nos divagations oubliables. Pour faire court, ça donnait faim. Heureusement, y'avait à manger (akala miam miam !).

En fait, je ne vous parlerai pas de grand-chose aujourd'hui. Je vais éviter le "bonne année mon cul", je l'ai déjà faite. Je ne vais pas non plus dire "bonne année" comme ça, d'abord c'est très convenu et pis je l'ai déjà dit pas mal de fois en regardant mon p'tit monde du fond d'une coupe heureusement remplie (merci à vous, famille et amis, pour votre assistance à ma non-sobriété).

Alors, on fait quoi ? Ben on se regarde bien droit dans les yeux, face aux potes et face au miroir, on se dit qu'on va faire en sorte d'être moins mauvais que l'année d'avant, qu'on va faire ce qu'on se dit toujours qu'on devrait faire si on était moins con. On va essayer de rester sincères, c'est pas toujours facile, et essayer de pas trop se mentir.

Sincèrement, je vous souhaite du bon temps, des soirées, des matinées, des réveils tête dans le Q mais c'est pas grave, des actes de générosité désintéressée, de l'air pur, de belles choses à voir et de meilleures à faire. Je vous souhaite de l'amour et du sexe (les 2 en même temps ou séparément, ça peut se faire aussi), un môme neuf ou d'occasion pour ceux qui en veulent et qui se heurtent à cette connasse de nature inconstante et injuste, à becqueter et à kiffer pour les jours où vous en aurez besoin. Je vous souhaite un taux de prise de tête minimal, des poignées de main pas trop molles et des moments juste bien, là, comme ça. Oui, comme ça, ce serait pas mal.

Egoïstement, je me souhaite un prompt rétablissement de mon genou qui me fait bobo, une récupération rapide d'un temps de sommeil normal, la force de finir le plus vite possible mes pauvres travaux à la con entre 2 biberons et changements de couche, l'énergie de toujours pouvoir lire la presse libre, de trouver le temps de lire des bouquins, d'en taxer un max à la bibliothèque de mon bled comme je le faisais quand j'étais môme, le temps d'écrire mon livre correctement et peut-être même de vous en faire profiter cette année, la patate pour continuer mon rôle dans le conseil de parents d'élèves de l'école de ma mioche... Et plus généralement, d'arrêter de me tourner autour du nombril et de consacrer à mes amis le temps qu'ils méritent.

En conclusion, comme je ne peux pas finir ce florilège sans faire mon relou façon Carambar, je vous souhaite une bonne résolution, minimum 1600x1200, sinon ça nique les yeux.

Yeah !

--G4rF--

jeudi 2 septembre 2010

Ouin

Fatigué... travaux ultra pénibles... dors mal à cause de ma 2ème fille qui torture sa mère... dos régulièrement cassé en deux... boulot chiant... ouin.

J'ai raté l'anniv du HaTcH parce que mon dos m'a lâché en plein aller vers les réjouissances. Et je dois encore bosser ce soir jusqu'à au moins 23h30. Et aussi demain soir. Et samedi toute la journée. Et dimanche toute la journée. J'en ai ras la casquette, j'arrive à peine à aligner 3 mots sur le portable quand j'ai 10 secondes pour écrire entre 2 stations. Ouin.
C'est pourquoi vous aurez encore assez peu de nouvelles de moi dans les 3-4 prochaines semaines, car je suis à donf sur la préparation de ma baraque pour accueillir sa majesté bébé. Ouin.

--G4rF--

PS : ouin ouin.

jeudi 5 août 2010

Difficile

Difficile de se lever, ce matin. Difficile de se convaincre d'aller se jeter dans la douche, se tartiner de savon, mousse, mousse, rince, rince, essuie, essuie, te pète pas la gueule sur le carrelage mouillé...

Difficile de gober le petit dèj, d'enfiler les Doc, sac à dos, tite pochette, trottinette, verrouille, verrouille, coup de pied, coup de pied, rampe d'accès, train de banlieue, strapontin...

Difficile de se secouer, d'éviter d'ouvrir Firefox avant Outlook, de dépiler mes mails, lister les sujets en souffrance, reporting, débrouillage de batailles de mails futiles, suggestions techniques à mon gentil stagiaire, laver les tasses, faire bouillir l'eau, thé Ikebana portant plutôt bien son nom.

Difficile, tout ça, parce qu'hier, j'ai fait une razzia de bouquins au passage du Havre, et je me suis payé Encore une chose... d'Eoin Colfer, et puis aussi V pour Vendetta de David Lloyd et Alan Moore (clin d'oeil vers LN), dont je n'ai qu'entendu parler comme BD et comme film sans lire l'un ni voir l'autre jusqu'à ce matin.

Un mot en passant, d'ailleurs, au mec de Delcourt qui a rédigé la quat' de couv' : pourquoi graphic novel ? "Roman graphique", c'est trop galvaudé ? Les lecteurs d'un ouvrage comme celui-ci sont capables de comprendre les thèmes développés, l'ironie de l'histoire, le grandiose comme le pathétique, mais ils sont trop cons pour qu'on se risque à traduire graphic novel en français, sous peine de perte irrémédiable de coolitude ?

Oui, ce genre de bêtise m'énerve, dans ma p'tite tour d'ivoire à moi, où je hurle tout seul face aux murs. "Roman graphique", c'est exactement le terme qui convient à ce bouquin, et à Watchmen, et à Sin City, et à From Hell, et à tant d'autres oeuvres épatantes (dont pas mal de collaborations d'Alan Moore, dis donc). Alors oui, convenons-en, par une espèce d'effort d'auto-abrutissement collectif, on est spécialistes en France pour chier d'avance sur tout ce qui porte un nom d'auteur hexagonal. Je suis le premier à me méfier des téléfilms français, avec ce jeu d'acteur français et cette mise en scène française qui peine tant à m'embarquer dans l'histoire. Mais enfin, "roman graphique", merde ! Ca a de la gueule ! Et si ça vous défrise de l'écrire en françaoui, ne traduisez donc rien, allez hop, tout en V.O., qu'on rigole. Moi, ça ne me dérangera pas trop, mais quelque chose me dit qu'il se vendra moins bien, le bouquin/film/machin...

J'ai gardé en tête une sensation particulière sur l'attitude par rapport au français, de retour de mon périple ontario-québecoïde : c'est pas une tare, de parler français. C'est même un exploit : il suffit de prendre le premier portable du premier mec dans la rue, et de regarder ses SMS. Mon Bescherelle intérieur en fait une crise cardiaque à chaque fois. Et l'argument de la longueur n'est qu'un prétexte : on peut être concis avec le vocabulaire idoine, sans excéder les limites imposées par les opérateurs.

Bref, graphic novel, sur un bouquin totalement traduit en français, je considère ça comme une médiocre bévue mercantile. Beurk.

Ca y est, j'ai encore réussi à passer à un sujet qui m'énerve. En partant de quelque chose de tout à fait anodin. J'ai dû trop regarder Stephen Colbert. Il est impératif que je vous reparle un peu de l'actualité politique de ce triste bout de terre où, comme le remarquait Douglas Adams, on constate que toute personne ayant les ressources nécessaires pour obtenir l'accès à l'exercice du pouvoir devrait en être tenue absolument à l'écart.

Si vous n'en êtes pas encore convaincus, achetez le numéro d'été de Bakchich, et le numéro d'Août du Monde Diplomatique, et continuez à lire le Canard. Et allez donc voir chaque mercredi la zone de Siné sur sinehebdo.eu. Bref, lisez une presse aussi libre et indépendante que possible. A titre informatif, le Canard Enchaîné est à ma connaissance le seul journal du pays à publier chaque année sa comptabilité. J'attends avec une impatience non déguisée que tous les journaux gratuits, et donc ne valant rien par leur définition même, qui s'abreuvent de brèves AFP et Reuters et présentent ça comme du journalisme, qui répandent la propagande d'Etat dans un concours permanent du plus servil (car DirectMatin/DirectSoir => Bolloré => pote de Sarkozy, Metro France => TF1 => Bouygues => pote de Sarkozy, 20 minutes => Schibsted + Ouest France, rédac'chef Yvon Mezou, ancien redac'chef du Parisien, dont j'estime la neutralité hautement contestable, et qui n'a pas trop tendance à tirer à boulets rouges sur les annonceurs qui lui achètent de l'espace pub), bref j'attends avidement qu'ils publient leur compta, eux.

Ces 3 titres de presse libre (parmi d'autres plus ou moins bien distribués sur le territoire) sont l'occasion de se cultiver fastoche, agréablement, et de rigoler plus souvent que devant Pernault. Alors qu'attendez-vous ?

--G4rF--

PS : j'ai plein de nouveaux poèmes, et des paroles de chanson, et des haïkus. Ca arrive, faut juste que je les tape.

lundi 12 juillet 2010

Chauds, les projets, chauds !

Fait trop chaud dans ma piaule, en ce dimanche très tard/lundi trop tôt. Insomnies, décalage horaire, canicule de sa mère, qu'est-ce que j'ai pu faire au mois de Juillet pour qu'il m'en veuille autant ?

Je voulais parler projet, au fait. Enfin, projets, au pluriel.

J'ai repris l'écriture de Nitta, la suite de RMA, au cours de ma dernière insomnie. Je pense avoir résolu un écueil majeur du scénario, et j'espère que tout va couler de source à partir de maintenant, parce que ça fait 4 ans que le premier tome est sorti et c'est honteux de n'avoir pas encore achevé d'écrire le suivant. J'ai aussi entrepris parallèlement l'écriture de "No friend band", roman musical, qui je l'espère naîtra en même temps.

J'ai aussi découvert l'embarras du choix, qui va me contraindre à me démultiplier, puisque, mon projet de BD avec l'ami BleZzZ étant tombé dans les limbes de l'oubli, je me retrouve avec 3 compères avec lesquels j'ai des projets de BD à concrétiser : j'ai un projet à peaufiner avant de présenter l'idée à Aki, j'ai un autre projet à peaufiner avant de le présenter à Guillaume Labrude, et j'ai des tas d'idées de comics à trouver en plus pour les filer à LN, parce que merde, Fantasy, ça me fait marrer, et j'aimerais bien qu'on arrive à trouver un petit rythme, genre 1 par semaine, même si c'est pas gagné. Hein, LN, hein ? Au fait, sympa la nouvelle présentation. Et il était temps de changer de bannière ! :-)

J'ai le projet d'aménager, d'ici au mois d'Octobre de l'année, 2 chambres, 1 terrasse et 1 bureau dans ma zonmé, en prévision de l'arrivée de Sa Majesté Schtroumpfette n°2. Pour l'instant, elle n'a pas de prénom, et avec tous ces projets à mener de front, en plus évidemment de mon quotidien professionnel, je ne sais pas quand je vais arriver à lui en trouver un. Devrais-je déléguer cette tâche à la seule opinion de Madame ? Elle a certes ma confiance, mais nos goûts divergent (ce qui est énorme pour un seul homme) et donc le débat doit avoir lieu coûte que coûte. En plus, la bougresse serait en mesure de tenir les mêmes critiques vis à vis de moi. Je vois pas pourquoi : Madoka, c'est un joli prénom pour une fille, non ?

J'ai parlé de projets musicaux ? Parce que, si tout va bien, les HaggiS sont supposés (enfin !) enregistrer (enfin !) pour de vrai (enfin !) d'ici le mois de Novembre 2010.

Bien évidemment, certains projets sont déjà lancés, et parmi eux certains sont inarrêtables, comme la fabrication de Juniorette 2010. Et aussi, mon projet au taff. Il existe dans mon job de contractuel du service public un devoir de réserve m'interdisant de prononcer des opinions dans une certaine mesure. Je me demande si j'ai le droit de dire que, avec 10 ans d'expériences diverses et de fortunes variées dans la fabrication de logiciels du plus simple au plus complexe, j'ai maintenant acquis la conviction qu'on ne peut pas espérer bâtir la maison de ses rêves en donnant à un architecte une liste de trucs que votre baraque devra faire (genre, la porte s'ouvrira sur le couloir, vers l'intérieur et la gauche, en moins de 10 secondes), un paquet de pognon pour faire faire, et carte blanche pour la réaliser dans des délais de ouf. Y'aura forcément des couilles. Et quand bien même vous auriez (forcément pour plus cher que prévu) la maison dont vous rêviez au départ, vous savez bien qu'il vaudra mieux pour vous refaire vous-même les papiers peints, planter les rosiers et tailler la haie si vous voulez garder un peu de blé pour vos autres projets : on ne vit pas pour sa maison, mais DANS sa maison.

Car on connaît tous quelqu'un qui a économisé un pognon monstre et obtenu le petit truc en plus qui fait que chez lui, c'est génial, parce qu'il est du métier, qu'il savait comment faire, et qu'il a appelé son copain qui connaît le boulot et lui a ramené le gars qui fait très très bien le petit truc qui tue, là, là. Si un jour des gens sont mécontents du retour sur investissement du projet auquel je collabore, ils auront à mon avis raison parce que, persuadés d'être dans cette seconde configuration par la (dis)grâce d'une organisation appliquant selon moi un credo managérial invérifiable digne d'une grosse boiboite à consultants façon ex-Andersen et spécifiquement taillé pour rapporter des brouzoufs à ces seules compagnies, bah les mécontents s'apercevront qu'ils étaient dans la première config (mode chèque en blanc et on espère ne pas se bouffer le mur en route). Et en plus, chaque fois qu'une charnière commencera à couiner, qu'un robinet fuira du col ou qu'une ampoule claquera dans le lustre du salon, il faudra payer, payer et payer encore, pour des trucs que même un crétin saurait faire tout seul.

Dans mon immeuble à Saint-Denis, l'ancien syndic de copropriété facturait 50 Euros un remplacement d'ampoule. Escabeau, dévisse, revisse, fini. 50 Euros. Mon 6ème sens de Spiderman me hurle à l'oreille que mon projet prend le même chemin. On a failli payer 30 jours pour que du code MSDos renvoie un pauvre exit code. Et on peut pas modifier le texte d'une boîte de dialogue parce que les messages sont en dur. Dans le monde réel, une boîte normale te dirait "bon, ben on va lister tous les messages pas clairs, et à la fin on vous fait une petite évol à pas cher pour payer leur mise à jour, genre 0,5 jour de taff". Là, c'est 2 jours le message. Direct. D'où le 6ème sens au bord de l'infarctus.

C'est pas pour faire mon "c'était mieux avant", mais je pense que quand on a quelque chose de très précis en tête, qu'on commande à un spécialiste parce qu'il vend mieux sa tambouille que les 2-3 autres et qu'on reçoit en retard sa commande qui ressemble pas à ce qu'on voulait, qui marchouille et qui sent la poussière, genre "décongelé puis réchauffé aux micro-ondes", avec la promesse "juré-craché-croix de bois-croix de fer" qu'il n'y aura plus du tout de retard et que tout va bien youpi les p'tites fleurs, on a des raisons légitimes de s'inquiéter. Du coup, auxiliaire du service public et fournisseur en deniers d'icelui chaque année depuis le début de ma vie professionnelle, bah je m'inquiète pour mon pognon, enfin là pour celui des Parisiens qui sont plus gros fournisseurs que moi sur la dotation de mon projet, car je reste persuadé que, sur un projet informatique, on n'arrive pas à faire un bon outil sans que ses propres troupes en examinent chaque centimètre et en fabriquent les morceaux les plus cruciaux. Maîtriser l'outil, ça s'appelle. Et comme disait une pauv' pub de pneumatique de ma jeunesse, "sans maîtrise, la pouissance n'est rien".

Ouais, j'suis trop un rebelle, I spit in the soup, mort aux cons, tout ça ! Vélorution !

--G4rF--

PS : c'qu'il fait chaud, putain ! On se croirait sur un train de la ligne J entre Asnières et Colombes, quand il fait 8000 degrés dehors et qu'on est cuit à la vapeur à l'intérieur, en roulant à 2 à l'heure à cause de la signalisation foirasse ou du rapide de Pontoise qui tarde à arriver, tassés derrière les foutues baies vitrées où il y a écrit "espace climatisé". Fallait pas oublier de préciser que c'est climatisé pour les habitants de Jupiter et pas les humains. Chaud. Chaud. Chaud...

jeudi 17 juin 2010

Viande grillée et valoches

Comme toujours, je m'avère totalement incapable de vous tenir au jus dans des délais raisonnables. J'ai toujours pas chroniqué "L'empire du moindre mal" de Jean-Claude Michéa, alors que je l'avais promis.
Et puis y'a plein de trucs dont je voulais parler, mais j'ai pas eu le temps.

Sachez déjà que le concert privé des HaggiS pour l'anniversaire de Laetitia s'est plutôt bien passé, même si l'effet combiné de l'excès de fatigue et de l'excès d'alcool s'est bien ressenti pendant le dernier morceau. En clair, on a massacré Johnny B. Goode, c'est une honte.
Mais l'enregistrement a marché au poil, par contre. Comme toujours, l'ami ToM (batteur de son état) n'est pas content de la prise de son, mais on est obligés d'étouffer la batterie sinon c'est même pas la peine de faire entrer le public, ils ressortent aussitôt...

Bref, bilan plutôt positif. Y'a aussi eu un barbeuk à ma zonmé, auquel ont bien voulu se rendre une bonne partie des invités. Ca tombait bien : le samedi, temps pourri, le lundi, temps merdique, le dimanche, juste bien. Ca m'a fait plaisir de vous voir, les copains. Et les autres, bah, rassurez-vous, on va pas en rester là. Amicales salutations à Seb et sa p'tite smalah, qui ont fait le déplacement pour l'occaz, et ça fait toujours plaisir de voir des copains qui viennent de loin.

Cela dit, j'ai toujours pas dit pourquoi j'ai tenu ma blogobouche fermée ces derniers jours. Pour faire court :

  • je crève sous le taff et les aléas d'un projet qui tourne à la loufoquerie absolue, tellement tout le monde voudrait que ça s'arrête et tellement personne ne veut appuyer sur le disjoncteur
  • je prépare ma quinzaine canadienne d'arrache-pied, d'arrache-cheville et d'arrache-tibia (cheers Onder !)
  • je suis un fouteur de rien patenté, et faut que je me pousse au cul pour tenir mes propres engagements envers moi-même. Bouh moi.

Sur ces bonnes paroles, je replonge dans le taff, avant de plonger avec délectation dans le repos et le dépaysement. Je sais pas si je le mérite, mais je sais que j'en ai besoin ! Zoubi à tous, et rendez-vous début Juillet.

--G4rF--

PS : allez voir les BF15 en concert au Point Bar, 95 rue Championnet pour la fête de la musique. Et goûtez au couscous, il déchire !